Paris, in
est, non legitur. De là, résultait pour les érudits et lettrés de la Renaissance un double labeur. n leur fallait d'abord découvrir, recueillir, acheter à grands frais les manuscrits qui subsistaient. Ils avaient ensuite à les traduire en latin, afin de leur donner des lecteurs. Et telle était, malgré tout, la rareté des manuscrits grecs, que souvent ce n'était point sur des textes grecs,* mais seulement sur des versions arabes de ces textes, que les traductions latines pouvaient être rédigées.
Ce fut la noble et fructueuse tâche qu'inaugurait à Florence, dès la fin du quatorzième siècle, Palla Strozzi (1372-1462) et que poursuivirent avec lui ou après lui Chrysoloras, Cosme de Médicis, Argyropoulos, Gémiste Pléthon, Plein, Platina, Jean Lascaris, Philelphe, Aurispa, Guarini, Victorin de Feltre, Georges de Trébizonde, Théodore Gaza, le pape Nicolas V, le cardinal Bessarion et Aide lui-même, pour ne citer que les plus ilhistres promoteurs de cet admirable retour à Tétude des modèles de l'antiquité classique.
En somme, M. Didot croit pouvoir résumer dans le tableau suivant l'état des éludes grecques en Italie vers 1490, c'est-à-dire l'an-