CHAPITRE XXXII
peut croire empruntés au CurcuUon; il y a aussi quelques mots assez adoucis des professions de foi passablement cyniques de la Cistellaire.
Nous avons dit que la scène est dans Rome antique; néanmoins la pièce est remplie de proverbes toscains modernes.
On remarque quelques tirades fort amusantes sur les plaisirs de la table , sur la mauvaise destinée des jaloux. Le parasite Saturius y parle ainsi des femmes auxquelles il préfère de bons repas.
« O insensés, ô aveugles, ô sottes gens! c'est donc ainsi qu'une femme vile qui n'a ni qualité, ni esprit, vous conduit , comme le mors de fer conduit le coursier : de la laide à la belle il n'y a d'autre différence que la couleur et la grandeur , mais , à lumière éteinte , toute beauté est égale *. »
L'auteur met dans la bouche du vieux Chrêmes ces jolis vers sur Timprudence des amants.
« Les jeunes gens divulguent toujours leurs tendresses ; les femmes font de même, parce que tous ceux qui éprouvent de l'amour sont légers; et comme un déplaisir devient plus supportable si on le confie , il leur paraît aussi que le plaisir s'accroît quand on le redit à quelqu'ami : delà il naît que ce qui est connu des autres arrive sans peine aux oreilles des parents '. »
> oh ioseositi ciechiy oh stolte ge&ti!
Puichè uni fil donzeUa
In Gui virtù non si trova, o disoorso,
Vi guida quai cavallo il duro mono !
Dalla brutta alla bella,
Altro non è che colore e grandezia;
Ma a lume spento è pari ogni belletza. * Conferisoono i giovan quasi sempre
I loro amori, et cosi fan le donne.
Perche tutti quei che aman son leggieri.
£ come un di^iaoer dÎTien minore»
On ne peut qu'applaudir aux vers suivants , dans lesquels Fauteur trace les devoirs de l'homme et de la femme. C'est une vraie, une délicate réparation, en style d'une forme à-la-fois gaie et sévère, de tout ce qu'il a pu dire et écrire contre les femmes de son temps. Il met ces vers dans la bouche de Chrêmes, un de ses interlocuteurs.
« Afin qu'aucun de vous ne se repente pas d avoir épousé sa femme, et qu'aucune femme ne se repente pas de vous avoir épousés , vous autres maris , il faut se gouverner avec prudence dans les commencements qui sont très-importants. II faut accoutumer vos femmes à des procédés que vous puissiez améliorer, sans aller jamais en arrière. Faites en sorte qu'elles ne soient jamais dans l'oisiveté, ni seules, ni long- temps avec d'autres femmes: en peu de temps, une méchante femme en gâterait mille autres bonnes. Ne leur refusez pas les choses honnêtes ; ne leur accordez pas les choses qui ne sont pas convenables : arrangez-vous de manière à les honorer beaucoup en public , mais à la maison tenez-les soumises. Si vous croyez jamais au sourire, aux plaintes, aux paroles des femmes, vous serez trompés. L'homme est le chef de la femme , et comme la femme est une portion de l'homme, puisqu'elle est née de lui, l'homme doit la régir et la guider de manière à lui Cadre reconnaître qu'elle est sa propre substance. Ce qui manque aux femmes, Dieu l'a donné à l'homme , pour que dans toute œuvre où elles sont ignorantes, il supplée à leurs défauts, conune bon chef et non comme tyran. Votre vie et vos mœurs doivent être telles que vous voulez que soient celles de votre femme, parce que la femme n'a pas de miroir où elle se mire plus que dans celui de son mari. Soyez gais et bienveillants , et
Pel oonfovy coti par lor che ontot Il piâoer^ nel ridirio a qualdie amioo. Onde qael cbe è già noto alla altre gcati , Noo è gFin fiitto sappiaoo i parenti.