CHAPITRE XXXII
non pas ennuyeux et boudeurs; soyez quelquefois graves et sévères, et non légers et inconstants; soyez avec elles prompts au bien, tardifs au mal, modestes, et surtout hon« uétes. S*il arrive qu'il naisse parmi vous quelque dispute, comme il arrive bien souvent , lorsqu'il s agit d'une question relative à la santé , au bien , à Fhonneur , à la réputation , rabattez en face et virilement leurs prétentions. Dans les autres circonstances, il est bien de céder quelquefois, car il a une double sagesse, cet homme qui laisse par moment, passer trois pains pour deux. Pa]:mi les différents dons que le Dieu de la nature a concédés aux misérables mortels , la paix surpasse tous les autres dons. Je parle de celte que de nos jours le monde rencontre rarem«nt au milieu de ses trésors , de ses pompes et de ses délices , de cette paix qui par Ëiveur nait, dans notre cœur, et de la courtobie, et d'un véritable amour. Que cet amour donc , que cette paix sincère vous unissent toujours , vous étreignent, vous lient tellement qu'aucun orage ne vous dégage et ne vous sépare; que tous vos jours soient heureux et longs , longs et heureux; que vos yeux voient vos enfants, les fils de vos en* fants, et que votre fin^ je vous en conjure, soit telle que jamais vous n'ayez de regret d'avoir eu envie l'un de l'autre'. »
> Ferdw ciascuB <ii ▼oi più noa si penta Dt su» moglie, ne bov, di voi, marili, BÎMfBa governarsi «on prudenza, Nci princffi che son troppo ioiporUBli : Avvezzarle a cote che possiate MigMorar sempre, e non tornar indielro.
Kate che iu oaio dod si Irovin nai , Ne sole, ne cou altre doone assai.
Perché use trista donna gnasterebhe Mille altrebwoDe doone in piociol tempo. Non deacgate lor le cose oncste ; Ne coneedete quel che non conviensi :
Fale che amai vei le oneriatc in pnhUico , lia in casa a vot- poi le tenete solto. Ne a risi, a pianti, a parole credete Di donne mai, che ingannati sarete.
1520. Ce morceau est un noble précepte de sagesse conjugale réciproque, une suite de leçons saines, fermes, et consacrées par l'expérience. La femme n'est pas trop abaissée; l'autorité de l'époux, qui n'est jamais appelé, comme dans les lois de divers pays, le seigneur et maître , s'y trouve clairement définie. Ce morceau de choix pourrait être récité à tous les époux qui marchent à l'autel. Les écueils que devait craindre, et que ne pouvait pas toujours éviter un auteur comique de la trempe du caractère de Machiavel, ont été habilement évités: les trois pains en compte pour une couple de pains, sont dignes du grand Molière. La seule plaisanterie que renferme cette tirade, est au dernier vers, et cette plaisanterie, si encore on veut regarder comme telle ces charmantes expressions ,
Che mai vi doglia Aver avuto Vun deW altro voglial
Capo è ruom délia donna e perché parte È la donna dell*nomo, essendo nata Di lui, cosi ruom dee guidarla e reggere, Che rioonosca ognor ch*ella è sua came. Quel che manca aile donne, Dio F ha dato Air nom* perché supplisca a lor difetti In qualunque opra, in quel ch'elle non sanno, Corne boon capo , e non come tiranno.
La vita vostra, e qualunque costume Sia tal quai voi Tolete che lor sieno, Perché specchio non ba la donna dove si specchi più che in quel di suo marito. Lieti e benigni, non mesti e ritrosâ, Gra^i e severi, non leggieri e inoostanti, Velod al ben, al mal tardi, modesti Siate con loro, e sopra tntto onetti.
Se gli aTTÎen che fra Toi qualche litigio Nasca, come accader sool bene spesso, Se di cota é importante alla sainte, Alb roba, ali*onore, ed alla («ma,