‹ Machiavel, son génie et ses erreursChapitre 37 sur 274 · CHAPITRE XXXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXII

cette plaisanterie est fine, douce, ingénieuse, teinte d*une légère malignité de bon goût. Ensuite elle termine élégamment et logiquement l'allocution qui est adressée à-la-fois aux femmes et aux maris , puisque Fauteur a dit en commençant :

Perche ciascun di voi non sipenta Di sua mogliCy ne lor, di voi y mariti.

Si on veut aussi ne regarder les derniers vers que comme un rappel aux serments volontaires qu'on a faits en s'unissant par les liens du mariage, alors la recommandation devient grave et imposante.

Il faudrait peu de changements à cette pièce pour 15!20. qu'elle pût être représentée sur notre scène. Il conviendrait de substituer à l'indigne Apollonia , une soubrette leste et moqueuse. Je craindrais cependant qu'au total cette pièce ne parût froide, caria fable

Ribtttetde in fronte TÎnlmente ;

Nelle altre cose è ben céder talvolta,

Perché in quell* uomo è sapienza doppia

Che (ascia talor ir tre pan per coppia. Fra gli allri don, che Dio délia natura

Gonoessi n'ha ai miseri mortali,

La pace di gran longa ogni altro eccede;

Paiio di quella che in fra i suoi tesori,

Fra le sue pompe, e fra le sue delizie

Di rare ii monde trova in questi tempi.

Ma che per grazia dentro al nostro core

Nasce da gentilezza, e vero amore.

Questo amor dunque, e questa Tcra pace,

Coà sempre vi unisca, abbracd e leghi,

Che nesiun tempo vi sepri e dissohi.

Sien tutti i vostri di felici e lunghi :

Lnnghi e felici, e Tegghin gli occhi Tostri

Figliuoli, e dei iigliuol nipoti; il fine

Vostro sia (prego), tal che mai Yi doglia

Aver avuto Tun dell'altro voglia!

n'en est pas compliquée , ni aussi nourrie de vis co^ mica que la fable des autres comédies du même auteur, et le mérite spéci^d de celle-ci est dans la série de réflexions philosophiques que plusieurs interlocuteurs débitent tour à tour.

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