CHAPITRE XXXVI. i
core ses mçeurs corrompues et son naturel bestial et exécrable) ; lorsque nous nous sommes efforcés d'engager à notre solde le duc d'Urbin , et que nous accordons ces conditions mal en rapport avec son courage et son habileté, mais dans la seule vue de tenir Tltalie en paix de toutes parts ? Ce que nous avons fait ainsi est assez manifeste , et cependant vos lettres osent appeler Laurent le perturbateur de Fltalie! »
Revêtez, revêtez, très-saint père, de meilleurs sentiments! Souvenez-vous de votre devoir pastoral et du vicariat du Christ ; souvenez-vous que les clefs ne vous ont pas été données pour cet usage. Nous craignons qu'elle ne se vérifie de nos temps cette parole de l'évangile : « Il punira sé- « vèrement les méchants, et il louera sa vigne à d'autres « ouvriers '. » Enfin , sous l'appui du Christ rédempteur et sauveur, qui défendra notre juste cause, et n'abandonnera pas les adorateurs qui espèrent en lui , avec l'aide de nos alliés qui regarderont notre cause comme la leur, avec les secours et la protection de Louis, roi très -Ichrétien des Français, patron perpétuel et père de notre ville , nous combattrons courageusement pour notre religion et notre liberté.»
« FaUy le ai juillet 1478*- *
- ' Os paroles se trouvent dans saint Matthieu, chap. XXI, v. 41.
s Cette pièce est restée înconnae jasqa*ao i*' janvier 1814 , jour où rhonorable sir Francis Egerton l'a publiée à Paris. Il n*en a fait tirer qu*nn très-petit nombre d'exemplaires , in- 4° et in-8** , et je copie ici littéralement le texte tel qne je le lis sur l'exemplaire qa'il a bien voulu me donner. Je me décide è faire imprimer cette pièce , parce qu*elle trouve ici sa place tout naturellement , parce qu'elle n'est pas dans le recueil de monsignor Ange Fabroni , et qu'elle n'a pas été connue de Roscoë. Je me suis assuré que l'original existe encore aujourd'hui â Florence, en minute : on peut le consulter dans le Registro di lettere eslerne délia reppublica fiorentina in carta pecora daW anno 1475 a/ 1490, a carta 5i tergo, che si conserva neW antico archiçio délie riformagionij in Firente, Yoici le texte latin.
Pontifici maiimo.
« iRitati primum ^ttmue , deatiaetmt Potrr , inortrratam ab Vio^ ^rrtbtndt eummotum yontificum eondurtttbinrm rtprntc mtttatam , I|t5 fttrrte tttie, qtta» prr prrrontm calabrum aUttti oolut^ti. ^tiamquam Itbrrta-
i64 MACHIAVEL.
Le ton de cette pièce indique bien la foreur qui animait les magistrats de la république. Sixte IV té-
t\$ et jttftttif , in tiiecriptt0iir, «ubtrarta nomina, «ati» quid «ibi orlint , tp»a oprnuiit. dt entm que •iia^e» facturi furrimu» , ut tloe quoqur nominum taltum oblioterrremur, peiiitU5 ntcn$t fuit. €t eux populo ocnbttur nooo morcTCt (um o) rum onribio populum, qucni tta Ce omort , et tontâ proorqut rljaritatr aoomo , prroeroo orribrndt more , lilrcttonio rttam apprllotionnii , a qua, in Ijonc lirm , eoltte eunt rroritri |lontffica- Uo oerr ritere , prrtmnittto? 3n non iiligio rum populum , qurm crnourio (ootigao talibue, qurm armio tuto tn oîam tuoni rrligttr conorto? Huila proferto, et biUrttonto auftroo (sous -entendu opprllattonrm), cauoa rrotabtt , rur ita perorquarr? »
« tlunr a^ Ctterao omimuo. €itrerr oio tloo t (tottotr jCaurenttum ht iRebirto : l)ujuo autrm ooluntatto tut buae , in Cttrno tuio , potiootmum rauoao roUtgtmue: et quob tprannuo nooter oit, et quob publiro Eeltgionio rljrtottanr bono oboerortur. »
« €tuo ergo porto, ut pttmam rauoam prtmum btluornuo, tloo Itbert rrimuo Caurmtio rjecto , ot tuo juoou rrtt ejertuo? €onttatta tue Cttere loquuntur, que bum libertatem poUieentur, imperanbo ouferunt: et, u* toto Ce labore liberemuo , ejirere Hoo maloo cioeo, tpronnooque btbteimttOf et obmintotrore rem nootram publiram , oine monitoribuo. Rebî poulum ob Ce, j0eattootme Pater, oramuo : hû lorum affectibuo, qui oaerooanrtam îotam J0ebem , iotam graoitatem, et oanctitotem pontifîealem abeo becorant. Caurentium be JRrbtcie tprannum elamitoo; at tloo, populuoque nooter, befenoorem nootre libertatio, cum eeterio, quoo tu arguio, eioibuo, etperimur, et una omnium ooee oppellamuo; paratt, tn quemeumque rerum eoentum, omnia ponere pro Caurentii be JRebtrto oalute , et eioium reliquorum, in qua qutbem publiram oalutem et libertatem rontineri , nemo nootrum bubitat. €tuob inoel)untur in Courentium ille Titere liberiuo, nil)il eot, quob rontrabiramuo in preoentia : oeritao ipoa oatto rontrabieet, et tua ronorientia. j^or tamrn Catebimur, j0eotiooime Pater , mooent rioum omnibuo nobto, tam inaniter, ne biramuo maligne, ronfirta aubientibuo. tlam quob rallibe J0artl)olomei Colleonie temporum mentionem Cario , et inoimulao ronCeberatorum nootrorum otubta , non eot arutiore opuo interprrte. 3rteo ount iote pontifirie majeotatio bigne, et oirariatuo <tl)rioti? tloo tamen etiam tum ooriorum integram fibem oumuo erperti, quorum aufiliio gloriooe ahto bebellooimuo. tloo meliuo, birtum ib oit bona omnium oenia, iota nooimuo; et Caurentium be JRebieio, qui ab omnt