D' = DV/P
Le rapport des deux cylindres g varie de 2,5 à 5; il est le plus souvent égal à 4 et dépend du système de distribution appliqué aux cylindres.
Le travail est inégalement réparti sur les deux pistons, et
il est assez difficile d*arriver à une égalité sur ces deux organes. On le calcule facilement, d'après les formules établies à la page 349.
Si p' = ^, le travail du petit cylindre est:
/toH ^i ~ p-^ log nép p) ;
celui du grand cylindre est :
toH (Ê^ log nép p - ^ ?y
Sip' > 1, Tégali té du travail peut être atteinte en calculant^' par la formule de la page 373; mais, comme la pression initiale est généralement plus élevée que 5 kilogrammes, on trouve pour p' une valeur trop grande. Alors on augmente le volume du petit cylindre, dont le travail est plus faible que celui du grand cylindre. Mais, quoi qu'on fasse^ le travail n'est pas égal sur les deux manivelles, celui du grand cylindre étant toujours plus grand que celui du petit cylindre.
Quand le travail résistant varie, on ne peut faire varier la puissance qu'en augmentant la détente au petit cylindre, car on a vu, page 360, que la détente au grand cylindre doit rester fixe. Il en résulte que, lors de ces variations, il est impossible de maintenir la même répartition du travail dans les deux cylindres.
r.es espaces morts doivent être réduits autant que possible, bien que leur importance soit faible et se fasse seulement sentir, quand la détente j3' au petit cylindre augmente.
Il faut annuler Tinlluence de l'espace intermédiaire entre les deux cylindres, surtout dans les machines en tandem. Pour cela, on calcule l'admission au grand cylindre par la formule :
a étant le volume de l'espace intermédiaire en fonction du volume du petit cylindre.
Machine à réservoir intermédiaire. — Le travail doit être réparti également sur les deux pistons. Pour cela, on peut employer deux méthodes :
1^ On calcule le volume du grand cylindre à Taide des formules ordinaires, et celui du petit cylindre à l'aide de la méthode graphique, en traçant le diagramme comme pour la machine à cylindre unique, et en divisant ce diagramme en deux parties égales, par une parallèle à Taxe des voiumes (Voir page 374) :
log nép p' = 0,217 -\- 5 log f ~ 0,217 ^ f •
2^ Ayant calculé le volume du grand cylindre, comme dans la première méthode, on calcule la détente p' À faire au petit cylindre à Taidede la formule (p. 373).
On modifie la détente p' ainsi trouvée pour laisser un excédent de pression du côté de Téchappement du petit cylindre, afin de vaincre les résistances passives dans ce cylindre, et laisser une chute de pression au réservoir intermédiaire.
Le volume C du petit cylindre est ensuite donné par :
et celui du grand cylindre, par
Longueur et diamètre da cylindre. — Les volumes des cylindres étant connus, on détermine leur diamètre d et leur longueur /, en prenant, en ce qui coucorne le grand cylindre, pour rapport de ces deux dimensions, une valeur voisine de l'unité. Ce rapport évite de donner au petit cylindre une longueur exagérée.
III. — Machines a cyundres multiples / Elles se calcnlent d'après les méthodes relatives au système dont elles se rapprochent le plus (Woolf ou à réservoir intermédiaire).
Le grand cylindre est toujours d'un volume égal à celui de la machine à cylindre unique.