‹ Machines marines. Cours de machines à vapeur professé à l'École d'application du génie maritimeChapitre 55 sur 99 · OOOO · texte numérisé non relu

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motifs personnels aux mécaniciens, qui profitent de ce qu'ils disposent de pompes relativement plus puissantes, pour avoir un meilleur vide au condenseur. On trouve en effet souvent, dans les tableaux d'essais, des vides meilleurs à petite vitesse qu'à grande allure; la différence atteint parfois 0k,04, comme sur le Casablanca; elle s'est élevée à 0^,08 sur le d^Jberville. Une perte de travail apparente sur f peut se trouver compensée avantageusement par un accroissement de F.

Le relevé des travaux dépensés à différentes allures, sur un certain nombre de navires permet de tracer une courbe moyenne, d'où se déduit le tableau suivant :

Puissance totale développée

Maximum (F + /) 0,8 (P + /) 0,6 (F + /) 0,4 (P + /) 0,2 (P + /)

Rapport

Cette augmentation dans la perte de travail due aux pompes, passant ainsi de 0,02 à 0,05, obéit à peu près à la loi indiquée par le tableau XX bis et la figure 208, pour la diminution totale du rendement mécanique, quand la puissance diminue. La perte totale due aux frottements aux vibrations et aux pompes a été estimée, en effet, à 0,10 à toute puissance et à 0,27 aux deux dixièmes de la puissance.

Au point de vue de la dépense de vapeur, le travail absorbé par les pompes ne peut nullement être assimilé au travail consommé par les frottements, les chocs, les vibrations de la grande machine. Des moteurs de faible puissance, à délente simple et grande introduction, tels que sont habituellement ceux des pompes, dépensent, en effet, facilement 3 kilogrammes de charbon par cheval; les chevaux perdus dans les résistances passives de la grande machine coûtent seulement, au contraire, de 0^6 à 0^,8 de charbon par cheval. Quand les petits moteurs auxiliaires utilisent cinq fois moins bien la vapeur que la grande machine, la dépense de travail 0,02 F, des pompes, diminue de 10 % Tutilisation générale de la vapeur, et la dépense 0,05 F, à petite vitesse, la diminue de 25 %. 11 peut arriver ainsi qu'une augmentation de vide de 0k,04, augmentant de 4 ^ la puissance F, soit payée trop cher, au prix d'une augmentation de 0,01 dans la fraction de F consacrée au mouvement des pompes.

Certaines pompes à mouvement lent ont un rendement mécanique supérieur, qui en fait des appareils économiques. Ainsi, la pompe Blake, décrite sommairement au n"" 179, donnerait un bon vide au condenseur, d'après M. le Commodore Melville, en développant un travail indiqué d'un quart pour cent de F seulement.

Les considérations précédentes montrent que les économies de vapeur possibles, sur la dépense des appareils auxiliaires des machines, ne sont pas à dédaigner. Sans doute, l'emploi delà détente multiple entraînerait en général une complication trop grande pour ces petits moteurs. On peut, pour les marches à faible vitesse, tout au moins, les faire travailler en compound, par l'envoi de leur émission au cylindre BP delà machine. La même observation s'étend à des moteurs autres que ceux des pompes.

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