‹ Madagascar au début du xxe siècleChapitre 9 sur 67 · TERRAINS SÉDIMENTAIRES · texte numérisé non relu

TERRAINS SÉDIMENTAIRES

Ce sont les terrains sédimentaires qui, dans ces derniers temps, nous ont fourni les notions les plus intéressantes. Nous allons passer successivement en revue les trois grands groupes en lesquels se divisent les couches de Técorce terrestre.

Terrains primaires. — Nous ne sommes pas encore sûrs qu'il y ait des terrains primaires à Madagascar. Divers auteurs ont bien parlé de terrains cambrien et silurien^ mais ils n'ont apporté aucune preuve pour justifier cette dénomination. Ce qui est bien certain, c'est qu'il y a dans l'île de grandes étendues de schistes ardoisiers et de phyllades qui pourraient bien appartenir aux terrainç primaires. Quelques fossiles viendraient même à l'appui de cette opinion. M. Grandidier aurait rapporté un Orthocère déterminé par un éminent spécialiste, Barrande. Nous même avons reçu récemment de M. Villiaume, un Trilobite, mais cet échantillon rappelle si bien, par tous ses caractères, certains Trilobites de Bretagne qu'on doit se demander s'il n'a pas été mélangé par erreur avec des échantillons malgaches (1).

Il y a donc là une question à résoudre, question doublement intéressante, car en dehors de l'attrait purement géologique qu'elle présente, il y a le côté pratique de la recherche des grands gisements de combustible, particulièrement abondants dans les terrains primaires. On a souvent considéré les couches charbonneuses de la région de Nossi-Bé comme appartenant au terrain houiller mais nous verrons tout à l'heure que les dernières découvertes doivent les faire regarder comme plus récentes.

Terrains secondaires. — Les terrains secondaires sont au contraire très développés; ils forment la plus grande partie de la bande sédimentaire. Ce sont, comme partout, des grès, des argiles, des marnes, des calcaires, mais on peut dire, d'une manière générale, que les roches à texture grossière, d'origine nettement détritique y dominent, ce qui

(1) Depuis que ces lignes sont écrites, nous avons reçu de M. YiUiaume une lettre confirmant cette supposition. Le Trilobite faisait partie d*une collection d'études et n*a rien de malgache.

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indique qu elles se sont formées non loin d'un rivage, probablement constitué de tout temps par les massifs cristallins de TEst.

C'est encore à M. A. Grandidier que nous devons les premières notions sur les terrains secondaires de Madagascar. Mais depuis l'époque où les fossiles rapportés par cet éminent explorateur furent déterminés par le D*" Fischer, nos connaissances ont beaucoup augmenté et aujourd'hui nous savons que la plupart des étages établis en Europe dans la série secondaire se retrouvent à Madagascar.

Une première formation de grès, de conglomérats, de schistes, particulièrement développée le long du massif cristallin sur lequel elle s'appuie, joue un grand rôle dans la constitution de Tile, car elle forme une ceinture ininterrompue au pied des montagnes, et même il semble qu'elle reparaisse plus près de la mer, dans la chaîne de Bemaraha, par exemple et jusqu'à Nossi-Bé.

Quel est Tàge de cette formation? Jusqu'à présent on n'y a signalé, en fait de fossiles, que des troncs d'arbres silicifiés dont l'étude scientifique n'a pas été entreprise et nous ne pouvons que faire des comparaisons avec d'autres pays, mais ces comparaisons sont particulièrement instructives.

Il y a en effet, dans l'Inde et dans l'Afrique du Sud, des terrains qui ressemblent beaucoup, par leurs caractères physiques, à ceux dont je viens de parler. Au Cap ils sont connus sous le nom de la Karoo formation et dans Tlnde sous celui de la Gonduwia formation. Ils ren- . ferment, avec des empreintes de plantes particulières, qu'on appelle des Glossopteris^ des restes d'animaux étranges aussi bien par leur aspect parfois fantastique que par leurs caractères zoologiques. Voici, par exemple, le Pareiasaums (fig. 31), dont vous pourrez étudier le squelette dans la galerie de Paléontologie du Muséum et qui provient du Cap. Cet animal tient à la fois des Amphibiens, des Reptiles et des Mammifères. Des découvertes toutes récentes nous apprennent qu'il a également vécu en Europe, dans le nord de la Russie. Voici deux autres Reptiles, le Galœosaurusei Y^lurosaurus, également originaires du Cap. Le Tritylodon que je vous montre maintenant, a été considéré tantôt comme un Reptile, tantôt comme un Mammifère. Les Reptiles à grandes canines tranchantes qu'on appelle des Dicynodon et que l'on a trouvés à la fois dans l'Inde et au Cap, ont été retirés de la même formation.

La ressemblance entre les terrains de Karoo et ceux de Gondwana

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est telle à tous les points de vue, pétrographique, stratigraphique et paléontologique, que les géologues les plus éminents ont émis l'hypothèse d'un continent ayant relié autrefois Tlnde et l'Afrique du Sud, ce qui paraît bien vraisemblable au moins pour l'époque du Trias. Dans cette hypothèse, Madagascar aurait fait partie de ce continent aujourd'hui disloqué et les conglomérats, les grès, les schistes de la bordure cristalline de Tile seraient du même âge que ceux du Cap ou de l'Inde,

Fig. 31. — Squelolle do Paretasauvus <lo l'Afii(iuc du Sud. Galurio de Paléontologie du Muséum.

c'est-à-dire du Trias. Mais il va sans dire que cotte supposition demande à être confirmée par des découvertes de fossiles.

D'autant plus que les grès et schistes avec lits de combustible des environs de Nossi-Bé, qu'on avait pu croire faire partie de l'ensemble dont je viens de parler, sont d'un âge assez différent. Et ceci nous amène à parler du groupe qui vient immédiatement au-dessus du Trias, dans l'ordre de succession des terrains, du groupe du Lias.

Le Lias est peu connu ou relativement peu développé dans les contrées équatoriales ou australes. Sa présence à Madagascar a d'abord été soupçonnée aux environs de Morondava par Fischer en 1873. Je dis soupçonnée, plutôt qu'indiquée, parce que les fossiles étudiés étaient mal conservés ou de signification peu nette. Il en est de même de quelques échantillons recueillis en 1889 par le Rév. Bîiron et étudiés par R. B. Newton.

«itOLOfilR

Ki^. 32. — Ainmouites {tlavjmceras) du Lias de l'Ainbongo. — Grandeur naturelle.

II y a deux ans, M. E. Gautier rapporta, de son voyage d'exploration dans TAmbongo, un grand nombre de fossiles caractéristiques du Lias, notamment des Ammonites du genre Hnrpoceras (lig. 32) et des Brachiopodes du genre Spiriferina (fig. 33). Ces fossiles proviennent de couches calcaires formant de grands plateaux analogues à nos causses du Centre et du Midi de la France et reposant sur les terrains cristallins du cap Saint-André, par l'intermédiaire de la formation gréseuse que nous avons rapportée dubitativement au .Trias.

Le Lias est encore connu sous un tout autre aspect, car il faut lui rapporter les couches charbonneuses de Nosi-Bé et de la baie d'Ampasin-

dava. En février 1900, M. leD'Joly a d abord envoyé au Muséum des empreintes de plantes étudiées par M. Bureau et appartenant au genre Equisetum^ mais ces empreintes n'étaient pas suHisantes pour permettre

d'établir d'une façon précise Tâge du gisement. Quatre mois après, M. Villiaume lit parvenir à l'École des Mines une collection importante de fossiles qui furent étudiés par MM. Douvillé et Zeiller. Les plantes sont des Fougères, des Prèles, des Cycadées, des Conifères, dont les espèces peuvent être rapprochées d'espèces liasiques de l'Europe et de l'Inde ou même identifiées avec elles. Dans les schistes mêmes qui présentent des empreintes végétales, M. Douvillé a observé des coquilles de Mollusques marins et notamment des Ammonites qu'il a pu rapporter à des espèces caractérisant en France le Lias supérieur : Ammonites serpetUinus^ par exemple. Les schistes sont surmontés de calcaires durs et noirâtres, dans lesquels ou peut reconnaître également V Ammonites serpentinus, accompagné cette fois du Spiriferina de l'Ambongo.

Fig. 33. — Spiriferina du Lias de TAmbongo. — Grandeur naturelle.

MADAOASSCAB.

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Une partie tout au moins des grès et des schistes de la grande formation de base des terrains sédimentaires de Madagascar est donc plus récente que le Trias, mais je ne crois pas que ce fait puisse nous autoriser à affirmer ([u'il en est de même de toute la formation et, malgré ce que nous apprennent les travaux si intéressants que je viens de résumer, les explorateurs futurs trouveront probablement un jour, sur

quelque point de Tile, les curieux fossiles des horizons de Karoo ou de Gondwana.

Le groupe suivant, de VOolite, est représenté à Madagascar par la plupart des étages qui le constituent en Europe.

Alcide d'Orbigny, le premier professeur de paléontologie du Muséum, a donné des terrains de rOoIite une classification à laquelle les immenses progrès que la science a faits depuis n'ont apporté, somme toute, que peu de modifications et c'est vraiment avec une surprise pleine d'admiration que nous la voyons s'appliquer à Madagascar.

Fischer et Newton ont fait connaître le Bajocien, le premier à Morondava, vers le milieu de Tile, le second à Iraony, Ankoala, Ambohitrombikely, dans le Nord-Ouest. Dans ces dernières localités on a recueilli des Ammonites caractéristiques : A, Parkinsoni, A, Hetreyi, Le Callovien et VOxfordien paraissent être développés et riches en fossiles. M. Bastard nous a rapporté, des bords de la rivière Sakondry, à l'Est de Tuléar, une belle série d'échantillons que Ton croirait provenir d'un gisement de la Normandie ou des Ardennes. Tels sont les exemplaires d'Ammonites maciocephalus (fig. 34), d'il . plicatilis (fig. 35), de Pleurotomaires, d'Huîtres, etc.

Fig. H.— Ammonites macrocephaltts, de Beraiketra. à l'Est de Tuléar. — Grandeur naturelle.

r,l«^OLOGIR

C'est un véritable plaisir pour un paléontologiste de retrouver des espèces de France dans un lot de fossiles provenant d'une distance de 10.000 kilomètres. C'est un plaisir d'un penre très délicat, que ne paraissent pas apprécier les paléontologistes (|ui cherchent avant tout à créer, sans raisons suffisantes, des espèces nouvelles. Non seulement ces savants encombrent inutilement la science, parce qu'ils compliquent la nomenclature, mais encore ils rendent presfju'impossibles les rapprochements en dissimulant les relations intéressantes et ils retardent les travaux de synthèse , c'est-à-dire les travaux qui répondent au but linal de la science.

Le Jurassique supérieur {Kwieridgieii, Portlandien) est également représenté à Madagascar. Diverses personnes nous ont rapporté d'Ambaliha, dans le Nord-Ouest, des Ammonite déjà connues en Europe dans des terrains du même âge. Je citerai, par exemple : Ammonitea trimerus du Kimeridgien d'Allemagne; Ammonites deplanatus du Kimeridgien

de rinde ; une espèce voisine de Y Ammonites biplex et qui se retrouve, avec de nombreuses variations, dans le Portlandien de notre paysj de la Russie, du Caucase, de Tlnde, etc.

Les terrains crétacés paraissent être tout aussi développés que les terrains jurassiques ; leurs couches affleurent généralement à l'Ouest des couches jurassiques, c'est à dire plus près de la mer.

Aux environs de Majunga, à Beseva, à Ankaraobato, les Anglais ont signalé des fossiles de VlnfrorCrétacé. M. Bastard nous a envoyé, de la région du Sakondry, des Ammonites énormes, appartenant au genre Acanthoceras ; ce sont probablement des espèces nouvelles dont les formes analogues de notre pays appartiennent au Gault ou terrain albien.

Fig. 35. — Ammonites ( Perisphinctes) plicatilts, do Beraiketra, à l'Est de Tuléar. — Demi-grandeur naturelle.

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Les récoltes de M. Gautier nous ont permis de montrer que Madagascar n a pas été à l'abri de la grande et générale transgression cénomanimne. Cet excellent géographe a trouvé sur les bords de la rivière

Fig. 36. — Ammonites (Acanthoceras) rhotomagensis, de la région du Sakondry. à. TEst de Tuléar. — Demi-grandeur naturelle.

Sakondry, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois, et qui paraissent être exlraordinairement riches au point de vue paléontologique , des Ammonites qui caractérisent la Craie du Mans ou le Cénomanien : Ammonites rhotomagensis (fig. 36), Turrilites tuberculatm (fig. 37)

géolocsIr;

Fig. Zl.-^Turrilites tuberculatus de la région du Sakondi7, à l'Est de Tuléar.

— Demi-grandeur natur.

Baciilites baimldides. Le bel échantillon à' Ammonites rhotomagensis que je vous montre a été rapporté du même gisement par M. G. Grandidier. On ne saurait le distinguer, par aucun caract^re, des spécimens de même nature des localités françaises.

Dans le Nord de l'ile, le Génomanien est représenté par des couches calcaires à Sclilapnhachia mflata, espèce d'Ammonite qu'on rencontre à ce même niveau sur les points les plus différents de la surface du globe. Nous devons à un ingénieur suisse, M. Schneebli, l'échantillon figuré ici (fig. 38) et qui est très remarquable par son admiral)le état de conservation.

Cette même région de Diego-Suarez est riche en fossiles des étages- supérieurs du

système crétacé. Deux espèces du Turonien de l'Inde, Ammonites rotalinus et Ammonites propinqurn^ se rencontrent avec une espèce d'Europe, Ammonites Velledae, dans une craie grise ou verdâtre, glauconieuse.

Au-dessus du Turonien, viennent, à la Montagne des Français, près de Diego-Suarez, des calcaires de l'étage sénonien^ riches en fossiles de toutes sortes : des Huîtres identiques à celles de la Craie supérieure de notre pays, telles que : Ostrea laf^a, Ostrea resicularis; des Oursins, des Mollusques, etc. Nous avons déjà une importante collection d'Ammonites de la Montagne des Français que nous devons à M. Schneebli : ScMosnbachia Haberfellneii, que l'on connaissait déjà

Fig. 38. — Ammoniies (Schlœnbachia) inflaius, des environs de Diego-Suarez.

— Demi-grandeur naturelle.

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de France, d'Allemagne, de Bohême, de Tunisie, etc.; Placenticera^

syrtale, qui se retrouve à la fois en Europe et en Amérique; Placetiticeras placenta^ dont le type est aussi américain; Holcodiscus theobaldimim. de la Craie de Tlnde; Tunilites pohjploctui (fig. 39), de la Craie supérieure de notre continent et qui a aussi été signalée dans rinde sous le nom de Turrilites indiam, etc.

Ce Crétacé supérieur parait être également bien développé dans la région de Majunga et aux environs de Soromaraina, dans le Ménabé.

Mais le (gisement le plus intéressant et le plus curieux de fossiles du Crétacé supérieur est celui de Fanivelona, à 30 kilomètres au Nord de Mahela, sur la côte orientale. Un lieutenant d'infanterie de marine, M. Marius Grillo, nous a fait parvenir, de cette localité, une petite collection comprenant diverses espèces du Crétacé tout à fait supérieur de l'Inde, notamment Ammonites Indra, qu'on a également signalée à Vancouver et au Natal (fig. 40). Cette découverte est des plus importantes. On admettait en effet, comme un fait oien établi, que la côte orientale était dépourvue de tous dépôts sédimentaires de l'époque secondaire et cette croyance a joué un grand rôle dans les théories émises par divers savants, Oldham, Neumayr, Suess, Kossmat, etc., sur l'ancienne répartition des terres et des mers et sur l'existence, pendant l'époque secondaire,

FiK- 39. — Turrilites polyplocus des environs de Diego-Suarez. — Demigrandeur naturelle.

Fig. 40. —Ammonites (Lytocet'as) Indra de Fanivelona. — Demi-grandeur naturelle.

d'un continent reliant TAfrique avec Tlnde. Nous reviendrons sur ce point tout à l'heure.

Jusqu'à présent je ne vous ai rien dit d'une catégorie spéciale de dépôts secondaires tout à fait remarquable au point de vue paléontologique ; je veux parler des gisements de Dinosauriens.

Ces animaux étaient des Reptiles terrestres présentant des affinités plus ou moins marquées avec les Oiseaux et dont vous pourrez vous faire une idée en parcourant la galerie de paléontologie du Muséum où se trouve, parmi beaucoup de pièces intéressantes mais isolées de diverses formes de ces animaux, un squelette complet de Ylguanodmi^ qui est un des types les mieux connus. Ost surtout TAmérique qui, jusqu'à présent, peut être considérée comme la grande patrie des Dinosauriens. Les paléontologistes des États-Unis nous ont fait connaître des formes extraordinaires par leurs dimensions. Voici la projection d'une de ces formes, le Brontosaurus ^ qui pesait environ 20 tonnes et dont le squelette atteint près de 20 mètres. Les quelques découvertes que je vais vous signaler permettent de croire que Madagascar est aussi une terre favorisée au point de vue des gisements de Dinosauriens.

C'est un paléontologiste anglais, Lydekker, qui a fait connaître les premiers Dinosauriens de Madagascar. Ces débris, apportés en Angleterre par M. Last, provenaient d'un endroit situé sur la côte N.-O. de l'ile, à environ 20 milles de la baie de Narindra. Ils consistent en un certain nombre de vertèbres que M. Lydekker a attribuées au genre Bothfiospondylus créé par Qwen pour quelques vertèbres du Jurassique d'Angleterre.

Plus tard M. Depéret eut l'occasion d'étudier quelques échantillons trouvés à Mevarano, sur la rive droite de la rivière Betsiboka, à 46 kilomètres au Sud de Majunga. Quelques mois après, M. Bastard, voyageur du Muséum, nous a adressé un grand nombre d'ossements de Dinosauriens provenant, les uns des environs de Majunga, les autres, plus nombreux et mieux conservés, d'une région située à 260 kilomètres environ au Nord-Est de la première, et à l'Est de la baie de Narindra. Beaucoup de ces échantillons sont des fragments d'os informes et indéterminables, mais il y a de belles pièces, des vertèbres, des extrémités d'os longs, qui, d'ores et déjà, nous autorisent à appliquer à Madagascar ce que Marsh a dit des Montagnes Rocheuses,

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