‹ Madagascar depuis sa découverte jusqu'à nos joursChapitre 100 sur 194 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

région centrale, sous le nom d’'Imérina ou d'Émyrne.

Cette province est bornée, au nord, par l’Antsihanaka et le pays dés Sakalaves ; à l’est, par l'Ankaye; à l’ouest, par le Menabé; au sud, par le territoire des Betsiléos. Elle est très montagneuse, presque inhabitée dans les parties accidentées, qui sont complètement nues et sans végétation, très peuplée, au contraire, dans les parties basses, dont les vallées fertiles, arrosées par de nombreux cours d’eau, peuvent être facilement converties en rizières. Au centre même de la province, s'étend l'immense plaine de Betsimitatatra, anciens marais desséchés, où se pressent une multitude de villages, encadrés par de verdoyantes rizières. C'est surtout aux environs de Tananarive, à la fois capitale de la province et de l’ile de Madagascar, que l'on remarque les plus importants de ces hameaux et que leur agglomération devient plus dense. Dans le sud, s’élance le grand massif rocheux d'Ankaratra, du sommet duquel on embrasse à vol d’oiseau la province tout entière, dont les crêtes innombrables font l'effet des flots houleux d’une mer de montagnes.

Au point de vue politique, la province d'Émyrne se divise en dix districts, subdivisés eux-mêmes en une infinité de cantons. Sa population dépasse un million.

L'agriculture y est à peu près nulle. Le riz est sa principale, pour ne pas dire sa seule culture.

L'Émyrne est la région la plus tourmentée de l'ile. Au fur et à mesure que l’on pénètre dans l’intérieur de son territoire, son aspect varie à chaque pas, offrant ainsi au voyageur une succession ininterrompue de changements à vue des plus pittoresques. Ce sont : tantôt des vallées étroites et peu profondes, tantôt des gorges sauvages, étranglées entre une double muraille de montagnes aux pentes abrutes et désolées. Plus loin

le sol se boursoufle

d'une

profusion de

ou

plus

ronnés par une im-

mamelons

apparence

eur S’é-

cranes l'Ikopa, Hovas

la plaine semble dominer. Là, les soursont très nom- , Servant à conduire l’eau dans les jusque ovince des Betsiou as, plus pacitiques

que les Sakalaves. Ils

s, les ruisseaux, les

lacs,

nes P léos. — Au sud de l’E-

sont ‘encore accrues par une quantité de industrieux que les

tend la province des

Beisiléos, du sud. Les Betsiléos

dans la partie ouest, breux. Les rivières y les cimes des montale 22° de latitude,

passent pour être plus

arrosée par

mense calotte de granit, ayant l

| de chauves. Il n’y à que où

d'autant canaux rizières,

Hov

ce

RS

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