‹ Madagascar depuis sa découverte jusqu'à nos joursChapitre 103 sur 194 · ASE Z MU 7 "4 L WI/S 1 / 7 Z W LL L · texte numérisé non relu

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(rocher dormant), bourgade frontière du Betanimena. Votou-Mandry doit son nom à l'énorme rocher noir qui obstrue l'entrée de sa baie ensablée une partie de l’année.

Province d'Anteva ou d'Antavora. — Nous entrons ensuite dans la province d'Anteva ou d’Antavora, dont le chef-lieu, Manourou, se dresse au sommet d’un rocher escarpé. Manourou est une des étapes de la côte est, d'où l’on monte le plus directement à Tananarive. Comme à Andévourante, le commerce du riz s’y fait sur une grande échelle.

Après avoir traversé le Mangourou, notons les villages d’Amboudihar et de Mahéla. Dans ce dernier, résident un gouverneur et-un commandant hova. On y fait aussi le commerce du riz, auquel s’adjoint celui des peaux de bœuf, de la gomme copal, de la cire et du caoutchouc. :

Cette partie de l’île renferme beaucoup de porcs, provenant du pays des Betsiléos. Quelques colons y possèdent de riches plantations de caféiers et de cannes à sucre.

C'est du cœur de cette province que s’élance le fameux pic d’Ikiongo, dont nous avons déjà parlé.

Province de Matitanana. — Au sud de Manangari, commence la province de Malitanana, ou pays des Antaymours. Si tous les Malgaches ont pour leurs rois ou leurs chefs une profonde vénération, ceux-là professent à l'égard des leurs une véritable adoration, presque un culte; ce qui ne les empêche pas de les déposer, quand une calamité quelconque sévit contre eux. Ils Îles rendent responsables, par exemple, de leurs mauvaises récoltes dé riz. Et, en cela, ils sont logiques avec eux-mêmes : déifier leurs chefs, c’est leur conférer le double pouvoir du bien et du mal. Si ces

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