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éprouve,
Betsimsaracs,
es
bles cases des Sakalaves et d
en arrivant à Tananarive, une singulière impression de
surprise. [l est tout étonné du faux air de civilisation qui distingue la capitale. |
L'accès de Tananarive n’a pas toujours été ouvert aux Européens. Pendant toute la durée du règne de Ranavalona IT, notamment, elle fut considérée comme une cité sainte, dont il leur était interdit de franchir l’enceinte, sous peine de mort. Ils ne devaient pas chercher à y pénétrer, sans une autorisation expresse de la souveraine, qui n’accorda cette faveur qu'à cinq ou six Européens.
Elle est entourée de fossés et de palissades, et, suivant la vieille coutume malgache, deux énormes pierres en marquent l'entrée. Après avoir passé cette porte, on commence seulement à gravir les premières rampes de la ville.
On remarque à Tananarive quelques édifices d’un style vraiment architectural. Citons particulièrement le palais de la reine et celui du premier ministre.
Ces deux palais, les plus beaux et les plus imposants édifices de Tananarive, sont exhaussés, chacun, sur une immense plateforme circulaire, à peu près contigué l’une à l’autre, dont les bords sont supportés par un gros mur de soutènement en pierres de taille. Leur entrée principale est défendue par une double rangée de canons, placés de chaque côté d’un portail carré et massif.
Le palais de la reine, qui surmonte l’'Ampamarinanû, énorme rocher à pic, domine les édifices entièrement. Primitivement construit en bois par M. Laborde, il fut presque complètement réédifié, en 1868, lors de la conversion de Ranavalona Il, par M. Cameron, lequel, tout en conservant le corps de bâtiment central, remplaca par des galeries en pierres les varangues, ou galeries extérieures en bois, qui entouraient l'édifice sur toutes ses faces. Ces galeries, en forme