‹ Madagascar depuis sa découverte jusqu'à nos joursChapitre 115 sur 194 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Bien que l’on rencontre dans l'Émyrne plusieurs autres peuplades ou tribus, le nom de Hova désigne indistinctement tous les sujets Libres relevant du gouvernement de Tananarive.

Si l’on ne peut préciser l’arrivée des Hovas sur la côte ouest de Madagascar (1), on peut affirmer du moins qu'au commencement de ce siècle Andrianampoinimerina (le seigneur qui est dans le cœur d’Imerina) sut habilement profiter de la division des peuplades rivales pour les soumettre à son autorité absolue et créer l'unité du peuple hova. | :

C'est à cette fusion des vainqueurs avec les vaincus, des tribus autochtones avec les conquérants étrangers, qu’il faut attribuer cette identité de langage, de mœurs, de coutumes, de superstitions et de croyances que l’on trouve chez la population entière de l'ile, connue sous le nom collectif de malgache, malgré les dissemblances physiques de ses trois races bien tranchées.

Type. — Les Malgaches sont généralement bien faits.

Chez les Hovas, le teint tire quelque peu sur le blanc, mais nuancé de couleur olivâtre et chocolat. Le sang blanc s’accuse plus particulièrement chez les grands, moins sujets aux mésalliances. En général, le crâne est renflé au niveau des bosses pariétales, la crête médiane affecte la forme d’une carène, la chevelure est noire de Jais, fine, plate et luisante et, quelquefois, légèrement bouclée, la barbe rare et peu fournie, la

bouche large, aux lèvres épaisses, le nez droit et court, le menton peu accentué, les yeux bridés, les pommettes saillantes, la corpulence moyenne, la taille bien prise, les formes plutôt élégantes qu'athlétiques, la

(1) M. AIf. Grandidier estime à 8 ou {0 siècles, tout au plus, l’arrivée des Malais à Madagascar, Séance publ. de l’Acad., 25 oct. 1886.

physionomie douce et affable, les

Indigène Hova,

mouvements lents et majestueux. En un mot, les Hovas sont bien bâtis ; leur charpente, à la fois svelte et musculeuse, allie dans de justes proportions la force à la souplesse.

Sans être aussi heureusement douées de la nature que les Tahitiennes, les femmes malgaches ne sont

- pas laides; elles sont

bien faites et parfois

jolies. Elles ont le

front large et bombé, l'œil vif, accusant une intelligence naturelle. Leur type n'a rien de commun avec celui de la négresse. Très coquettes, elles sont surtout fières de leur chevelure lisse, quelles soignent tout particulièrement; celles qui sont favorisées de la fortune ont une femme uniquement

chargée de l'entrete-

nir avec des pommades ou des huiles et de l’orner

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