CHAPITRE VI
gouvernement hova, des racines bien profondes, ou
ER
Noble hova et son père, à la promenade.
bien mystérieuses, car Rainilaiarivony a avoué que, ien
des fois, il fut émerveillé des examens publics, auxquels il à assisté, dans les écoles francaises. Dans ces établissemenis modèles, tout était enseigné aux enfants : depuis l'étude raisonnée de la langue francaise jusqu'aux éléments des sciences exactes, depuis les arts industriels jusqu'aux arts d'agrément. Ce qui le frappa, surtout, ce furent les résultats surprenants, obtenus dans les ateliers d'apprentissage de travail manuel, dirigés par les frères.
La reine, de son côté, visita plusieurs fois les écoles professionnelles de filles, tenues par les sœurs de Saint- Joseph de Cluny. Non moins que le premier ministre, elle s'extasia sur les ouvrages remarquables qui y sont exécutés, et les trouva «i finis, que, souvent, elle les acheta en bloc.
= Donc, la reine etle premier ministre s’intéressaient à l’enseignement francais et l'inlerdisaient ouvertement à la population. D'où provient cette contradiction flaerante entre leurs actes et leurs sympathies? C'est là qu'est l'inconnue. Et elle est certainement plus difficile à dégager de l'équation algébrique ainsi posée, que ne l'était, autrefois, la solution de Ia question romaine, que ne l’est, à l'heure actuelle, la solution de Ia question bulgare.
Grâce toujours à M. Le Myrede Vilers, qui a réclamé péremptoirement l'exécution intégrale de l'article 7 du traité du 17 décembre, confirmant l'article 3 du traité du 8 août 1868, les enfants malgaches commencent à revenir aux écoles francaises, qu'ils préfèrent d’ailleurs aux écoles anglaises, parce que, doués d’une vive intellisence et avides de s'instruire, ils y trouvent un enseignement qui charme leur espril, tout en le nourrissant de sérieuses et solides connaissances. Hs: y arrivent, dès le pelit jour, après avoir quelque-