‹ Madagascar depuis sa découverte jusqu'à nos joursChapitre 163 sur 194 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

cloisons assez résistantes; enfin avec son écorce, bien aplatie et séchée, ils font le plancher de leurs habitations.

Madagascar est riche en épices de tousgenres:lagath ophillum-aromaticum, le longoza, le gingembre, le poivre sauvage, le capsicum, le tantamo, etc., etc.

En fait de graines oléagineuses, nous distinguons l’azyng, le rara et le fourra, avec lesquelles les Malgaches composent des substances grasses dont ils se servent en guise de pommade. Outre ces graines, différents arbres leur fournissent une douzaine d'espèces d'huile. | |

Ajoutons à cette énumération sommaire un grand nombre d'orchidées, de fougères, de plantes paludéennes, de cycadées, dont M. Humblot, savant naturaliste, chargé par le gouvernement français d'en classer les variétés, a rassemblé la plus brillante collection qui soit au monde; on peut l’admirer dans l’établissement d'horticulture qu'il a fondé à Tamatave, où il est fixé depuis quinze ans. Ses recherches ont été très fructueuses pour la science. — Puis : l’orseille, dont il se fait un très grand commerce; l’arivou-taon-velou (mille ans de vie); le cytious-cajanus (pois à pigeon): le songo songo, le cactus, l’aloès. Avec ces trois dernières plantes on fait des haies pour enclaver Îles terres cultivées. — Le tanghinia veneniflua, dont le suc laiteux, épais, caustique, gluant, brûle tout ce qu'il touche.

Madagascar possède aussi beaucoup d'arbres fruitiers, soit indigènes, soit provenant des régions intertropicales : le cocotier, dont la noix, d'après quelques naturalistes, aurait été jetée sur le rivage par les vagues, il n’y aurait pas plus de deux siècles, et aurait germé naturellement; le palmiste blanc,

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