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Falculia palliata.
fréquentent le pays. Certains riches Hovas se livrent, sur une très grande échelle, au commerce d'exportation, faisant ainsi concurrence aux négociants européens qui ont établi des comptoirs dans certains ports de Madagascar.
Il existe dans cette île une quantité de bazars, sortes de petits marchés où les indigènes viennént s’approvisionner des objets indispensables aux besoins de la vie. On trouve de ces marchés dans les principales villes ; ils portent invariablement le nom du jour de la semaine où ils se tiennent. Celui de Tananarive, qui a lieu le vendredi, s'appelle Zoma.
À chacun de ces marchés, se rend une affluence considérable d'indigènes, venant souvent de fort loin pour y vendre bestiaux, riz, tissus, peaux, etc. Dans quelques-uns, aussi, on se livre à la vente des esclaves.
Malgré les droits perçus par la douane qui, sur les produits et marchandises de toute nature, sont de 10 p. 400 à l'entrée comme à la sortie, on ne saurait évaluer exactement le mouvement commercial de Madagascar. Néanmoins, d'après les rendements de cette douane, si sujette à caution, on peut approximativement l'estimer au chiffre minimum de 60 à 70 millions de francs, par année. Et sans trop nous tromper, nous pouvons affirmer que le commerce français entre pour plus de 5 p. 100 dans ce chiffre total, si nous basons cette donnée sur le nombre de navires marchands de différentes nationalités qui viennent mouiller dans Les eaux de Madagascar.
Des négociants français, anglais, américains et allemands ont installé des comptoirs assez importants sur presque toute la côte orientale; sur la côte occidentale, on en trouve aussi quelques-uns, notamment à Saint-Augustin, à Tuléar, à Majunga et à Passandava.