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M. de Mahy, ancien ministre de la marine, député de l'île de la Réunion, défenseur de la question de Madagascar.
tions, au sujet de l’observance des traités. Quiconque
les violerait serait réputé coupable et puni de la
peine de mort. #y izay Ambonilanitra ? (n'est-ce pas?
habitants de dessous le ciel)? — /Jzay! (c'est cela)!
Alors, les fanfares entonnèrent des morceaux d'allégresse que couvrirent, comme un roulement de tonnerre, le chœur de plus de 100,000 voix.
À la droite de la reine, se trouvaient, à portée de sa main, une bible en langue hova, richement reliée, et un exemplaire des lois de Madagascar. Cette partie du programme introduisait une légère modification dans le cérémonial. Il était d'usage, jusqu'à ce couronnement, de présenter au peuple un « Sampy » (talisman) connu sous le nom de « Manjaka tsy roa » (il ne peut y avoir deux monarques). À celui de Ranavalona II, il n’en parut aucun. Le « Sampy » traditionnel malgache était remplacé par la Bible, dont il fut donné lecture de quelques versets. Cette lecture fut suivie de celle du Code pénal hova, dont on ne soupconnait même pas l'existence; il tombait du ciel, à point nommé, en compagnie de la Bible, au moment le plus pathétique de la cérémonie. On eut bientôt l’explication de ce mystère, en apprenant quil était arrivé à Tananarive, vid London, et qu'il avait patiemment attendu dans la retraite le moment opportun de faire son apparition.
Dans ce code, parfait modèle d'hypocrisie, dont il serait trop long d'énumérer ici les nombreux articles, le tanguin demeure aboli, l'esclavage extérieur prohibé, la peine de mort est maintenue, et s'applique à douze cas. L'auteur, afin de faire croire que son œuvre émane d'une inspiration en rapport avec le caractère hova, y a introduit une législation tyrannique et mensongère. La soif de l'argent y domine ; à tout propos, dans ses dispositions, il n’est question que d'’amendes au profit du trésor de la reine.
Un article du chapitre xxt1v est surtout fort curieux