‹ Madagascar depuis sa découverte jusqu'à nos joursChapitre 58 sur 194 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

continuellement des obus, à plus de 6,000 mètres,

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sur les ouvrages de Farafate.

néral Digby Willoughby et son état-major.

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À 8 heures, nous commençons l'attaque. A peine l'artillerie de la colonne a-t-elle donné, qu'en un clin d'œil, plusieurs villages sont en flammes. L'ennemi ne riposte pas; il prend la fuite. Au premier abord, on croit à une déroute, mais on reconnait bientôt que ce n'est qu'une prudente retraite, car il s’est retiré précipitamment derrière des retranchements où il est approvisionné d'artillerie et de fusils à longue portée, et ne tarde pas à ouvrir le feu sur nos éclaireurs.

Ainsi à l'abri, il est dans une position très avantaseuse, pour nous faire essuyer de grosses pertes.

Notre artillerie, la première, est cruellement éprouvée. L'amiral, qui, du haut d'un arbre, observe le combat, se voit entouré de projectiles; une branche est coupée à ses côtés. Se trouvant en présence de forces trop supérieures pour continuer la lutte, au bout de deux heures et demie, il est obligé de donner l’ordre de cesser le feu. C'est presque un échec.

Il n'y avait pas à en douter, nous récoltions les fruits de notre inaction. Elle avait permis à nos ennemis de s'organiser, de se discipliner, de s’instruire, de se fortifier, sous la direction intéressée de plusieurs officiers anglais, qui leur avaient procuré des remingtons, des snyders et des munitions. Et pendant que nous attendions l'issue de négociations illusoires, ils s’aguerris-

“saient. Maintenant, nous venions de constater, à nos dépens, qu’il faudrait désormais compter avec eux.

Encouragés. par ce premier succès, dans la nuit du 12 au 13 septembre, vers 11 heures, des Hovas se glissent le long des dunes, au sud de Tamatave, et mettent le feu à des paillottes.

Le lendemain, on amène à l’amiral Miot deux espions, qui ont été surpris rôdant aux avant-postes.

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