‹ Madagascar: Essai de géographie physiqueChapitre 16 sur 29 · TRADUCTION LITTERALE · texte numérisé non relu

TRADUCTION LITTERALE

œil du jour, peau d'arbre, fruit de la Jambe, langue de feu.

excréments d'étoiles, fiel de la terre.

Les adjectifs démonstratifs, les pronoms personnels et les adjectifs possessifs, la négation sont les mêmes en malgache que dans les langues indonésiennes.

Malgache et malayo -polynésien appartiennent naturellement, au même groupe, celui des langues agglutinatives. Les racines, en malgache comme en malais, sont généralement dissyllabiques et accentuées sur la pénultième.

Il y a souvent idendité de forme et d'emploi dans les préfixes,

core de la terre ferme, un lacis de marigots bondés de palétuviers, des marais salants naturels; plus loin dans l'intérieur, au milieu des bois, on voit de grandes plaques stériles où la mer ne pénètre plus, mais que le sel mélangé au sol défend encore contre la végétation. C'est de la terre ferme en formation.

Cette côte empâtée,, sans écueils rocheux, où tout est plage, se prête admirablement à la navigation indigène. Il existe chez les Sakalava de cette région une population maritime, les Vezo, tout à fait distincte des populations de Tintérieur, les Masikora, et qui cabote incessamment de Mainti-rano au Mangoky. Ils ont des pirogues à balancier, taillées dans le bois mou d'un baobab, d'une forme très élégante avec une proue enjolivée, les lakafiara; ce sont des embarcations très sûres, quoiqu'une navigation à leur bord participe de la natation; elles s'emplissent d'eau sans couler, et chavirent difficilement. Les Vezo, à l'école des créoles, ont appris à construire des goélettes européennes, pontées ou non (^ateliers de Belo au sud de Morondava). Pour ces petits bateaux la moindre crique dans les palétuviers est un refuge très suffisant; les lakaffara se contentent même d'un coin de plage ou d'un banc de sable sur lequel on tire à sec la pirogue.

Mais aux vapeurs européens la côte n'offre pas de ports. Ils ne peuvent pas entrer, si petits soient-ils, dans le port de Maintirano; la barre, certains jours, en rend même l'entrée difficile aux boutres et aux goélettes. « Par beau temps, les grands navires mouillent à deux milles et les petits à un mille de la côte, respectivement par dix mètres et six mètres de fond. » P]ncore n'a-t-on pas a la ressource de dérader la nuit si le temps se gùte », et les instructions de la division navale recommandent de se mettre à l'abri, en face » sous le couvert de deux petite îlots de corail.

Morondava n'a pas la prétention d'être un port; c'est une plage à laquelle les paquebots se sont habitués parce que c'était jadis le seul point delà côte où les Merina étaient établis,

et où, par conséquent, un peu de commerce européen s'était développé.

Le point intéressant pour rétablissement d'un port futur, serait Tembouchure de la Tsi-ribihina. C'est un très grand fleuve, comparable à la Betsiboka et tout aussi navigable : jusqu'à Ambikv (une trentaine de kilomètres) « on trouve des fonds de 3 à 4 mètres » et parfois do 15. Les boutres et goélettes peuvent, je crois, remonter jusqu'au Bemarà (une centaine de kilomètres), et les pirogues même les plus grandes vont, en saison sèche, jusqu'à Miandri-vazo au fond du Betsiriry (150 kilomètres). Malheureusement l'entrée dans la rivière est très difficile ; dans le delta de la Tsi-ribihina il n'y a pas de bonne passe. Le Boursainty en 1888, en avait trouvé une « où il n'y aurait pas moins de 6 mètres d'eau à nier basse ». Mais le Pourvoyeur, en 1897, a n'a pas retrouvé cette passe »; il en a indiqué une autre où « un bâtiment de 4 mètres de tirant d'eau peut franchir la barre à trois quarts de flot et mouiller dans la rivière ».

Les autres fleuves, le Manamb-olo et le Mangoky, n'ont pas l'importance pratique de la Tsi-ribihina. Le Manamb-olo est une voie de communication pour les petites pirogues entre Ankavandra et la mer, mais c'est un petit fleuve. Le Mangoky est énorme; malheureusement « son cours inférieur se déverse en plaine par des sauts et des cascades en s'élargissant au point qu'à 30 milles de son embouchure, on pourrait, pendant la saison sèche, le traverser avec de l'eau jusqu'à mi-corps seulement ».

Côte Sud.

La cùte change brusquement au sud du Mangoky, les falaises réapparaissent; mais ce ne sont plus du tout les falaises du nord-ouest. Celles-là sont hautes, de composition variable, tantôt calcaires et le plus souvent gréseuses, d'âge relativement an-

MAI)A«JASCAU. 19

Ou bien encore le préfixe malgache /î, /h, malais pe^ per, combiné avec le même suffixe.

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