RACINES GÉNITIF
malgache volo, cheveu ; vava, bouche volo-m-bava barbe (lilt. e lievcnx de boue lie) nias bu, cheveu; bawa, bouche bu - m - bawa — —
En malgache et on malais Tinfixo r ou re est quelquefois la marque du pluriel : — hianaOy tu, hianao-^re-Oy vous.
Sur un seul point, et le même, le malgache et le malais s'écartent de leurs habitudes agglutinatives ; les deux langues ont une inflexion, un casus obliquas pour les pronoms de la première, seconde et troisième personne au singulier.
Beaucoup de particularités de syntaxe sont communes.
Le malgache et le malais ont un article spécial pour les noms
(1) Branclstetter cherche très loin l'origine de ce mpa. La forme complète conservée dans les dialectes est am-pa ; c'est une combinaison de deux préfixes dont le second est bien le nôtre.
le Bcrvice de la côte Ouest, était de trop faible tonnage pour s'aventurer au sud de Nosy-Bé; or, on dit ([ue la force du ressae est pour les coraux une coudilion de prospérité.
Il n'est pas douteux qu'une bande continue, le long de la côte Sud, ne soit une conquête récente des coraux. La terre gagne sur la mer; il est possible mémo que ce gain soit considérable; sur une étendue de plusieurs kilomètres en s'éloignant de la mer, Je sol est rigoureusement plat, à peine élevé au-dessus du niveau ' des hautes marées. Peut-être un soulèvement lent vient-il en aide à l'action des coraux, quoique je ne connaisse aucun fait positif à l'appui de cette hypothèse.
Cette côte si peu hospitalière, bordée de récifs, est d'ailleurs très peu attrayante en soi; aride, semée parfois de dunes qui, au cap Sainte-Marie, d'après Grandidier, atteignent une centaine de mètres.
Aussi n'y a-t-il de population maritime qu'au Fiherenga; le Fiberenga Sakalava a des Vezo, cousins de ceux du Menabe; il est d'ailleurs riverain du canal de Mozambique et baigné par des eaux tranquilles. Mais au pays mahafaly et dans l'Androy, franchement riverains de l'océan, il n'existe pas de navigation indigène, pas même de village côtier. Au cap Sainte-Marie, dit M. Grandidier, « il n'existe aucun village ; mais le capitaine, qui avait mouillé sur cette rade quelques jours avant notre arrivée,
cien, tertiaire ou même secondaire; elles sont manifestement l'œuvre exclusive de l'érosion marine. Dans le sud au conlraire, ce sont de petites falaises basses, toujours calcaires, incrustées de coquillages modernes, œuvre actuelle des coraux qui continuent sous nos yeux leur travail et qui manifestement construisent plus vile que la mer ne détruit. En avant de la côte actuelle, on voit partout à une faible distance, la ligne de récifs vivants qui sera, dans un avenir prochain, la ligne de côte. Du Mangoky ù Tulléar sur une petite goélette on peut naviguer tout le temps à l'intérieur du récif, et à travers l'eau très claire on voit passer sous la quille, comme A portée de la main, une merveilleuse prairie de coraux multicolores, verts, rouges et bleus.
Il y a des coraux sur tout le pourtour de Madagascar, mais leur côte de prédilection est celle du Sud. On peut essayer de deviner pourquoi ; le Sud, à cause de son climat quasi désertique, n'a presque pas de fleuves, il est très rare qu'un apport d'eau douce y vienne gôner le développement des coraux. Sur les côtes Mahafaly et Antandroy la mer est bien plus mauvaise que dans le canal de Mozambique, les côtes font face au grand océan du sud ; le petit vapeur des Messageries maritimes Mpanjaka, qui faisait
MADAGASCAR. SWI
le service do in cC>\o Ouest, était de trop faible tonnage pour s'aventurer au sud de Nosy-Bé ; or, on dit que la force du ressac est pour les coraux une condition de prospérité.
II n'est pas douteux qu'une bande continue, le long de la côte Sud, De soit une conquête récente des coraux. La terre gagne sur la mer; il est possible même que ce gain soit considérable; sur une étendue de plusieurs kilomètres c» s'éloïgnant de la mer, le sol est rigoureusement plat, à peine élevé au-dessus du niveau ' des hautes marées. Peut-être un soulèvement lent vient-il en aide ù Faction des coraux, quoique je ne connaisse aucun fait positif à l'appui de cette hypothèse.
Cotte côte si peu hospitalière, bordée de récifs, est d'ailleurs très peu attrayante en soi; aride, semée parfois de dunes qui, au cap Sainte-Marie, d'après Grandidier, atteignent une centaine de mètres.
Aussi n'y a-t-il de population maritime qu'au Fiherenga; le Fiherenga Sakalava a des Vezo, cousins de ceux du Meaabe; il est d'ailleurs riverain du canal de Mozambique et baigné par des eaux tranquilles. Mais au pays mahafaly et dans l'Androy, franchement riverains de l'océan, il n'existe pas de navigation indigène, pas môme de village côtier. An cap Sainte-Marie, dit M. Grandidier, a il n'existe aucun village; mais le capitaine, qui avait mouillé sur cette rade quelques jours avant notre arrivée.
cien, tertiaire ou même seeondaire; elles sont maDifestement l'œuvre exclusive de l'érosion marine. Dans le sud au conlraire, ce sont de petites falaises basses, toujours calcaires, incrustées de coquillages modernes, œuvre actuelle des coraux qui continuent sous nos yeux leur travail et qui manifestement construisent plus vile que la mer ne détruit. En avant de la côte actuelle, on voit partout à une faible distance, la ligne de récifs vivants qui sera, dans un avenir prochain, la ligne de côte. Du Maugoky à TuUéar sur une petite goélette on peut uaviguer toutlc temps à l'intérieur du récif, et à travers l'eau très claire on voit passer sous la quille, comme à portée de la main, une merveilleuse prairie de coraux multicolores, verts, rouges et bleus.
Il y a des coraux surtout le pourtour de Madagascar, mais leur côte de prédilection est celle du Sud. On peut essayer do deviner pourquoi ; le Sud, à cause de son climat quasi désertique, n'a presque pas de fleuves, il est très rare qu'un apport d'eau douce y vienne génor le développement des coraux. Sur les côtes Mahafaly et Antandroy la mer est bien plus mauvaise que dans h' canal de Mozambique, les côtes font face au grand océan du sud ; le petit vapeur des Messageries maritimes Mpanjaka, qui faisait
/fie, le tagalogseul, et encore n'est-oa pas d'accord là-dessus,
kait quoique chose d'analogue.
/ Le malgache et le javanais ont pour former les nombres ordi-
/ naux le même préfixe que le fidjien et le mota; le malais en a un
tout différent. Troisième : malais, ka-tiga-, malgache, faha-telo ;
mota, çaga-tolu; fidjien, vaha-tolu.
Le mélanésien a un préfixe de spontanéité, taif, tapa. Etant donné que, en mota, ul signifie dérouler : — tava-ul qui se déroule de soi-même.
Or le préfixe malgache tafa^ entre autres sens, a précisément celui-là. Cette similitude est particulièrement curieuse parce qu'il s'agit d'une nuance assez délicate de sens.
Pour donner toute sa valeur à cette liste, incomplète d'ailleurs, des rapprochements faits par Codrington, il faut dire que leur auteur, missionnaire à Mota, n'a eu à sa disposition sur la langue malgache que des documents médiocres; les plus récentes publications lui ont échappé. Pourtant il a signalé entre le malgache et le mélanésien les ressemblances les plus frappantes, dont quelquesunes ne se retrouvent pas ou sont beaucoup moins nettes en indonésien.
A propos de l'une d'entre elles {tafa-tay), il observe justement : « Une pareille similitude, considérant l'étendue d'Océan qui sépare les deux îles, est une chose stupéfiante. Elle ne peut pas être accidentelle, elle ne peut avoir été introduite par les Malais et les Polynésiens qui ne l'ont pas. Il faut qu'elle ait survécu à Dieu sait quelles vicissitudes, pendant un laps de temps inévaluable. Et nous les retrouvons comme une plante ou une fleur rare, dans une localité éloignée, loin de tout, preuve vivante et certaine d'une race et d'une origine communes. »
Il semble bien en effet que ce sont là les conclusions qui s'imposent. 11 n'y a pas rapport de filiation entre le malgache et un idiome déterminé malayo-polynésien. Il y a parenté collatérale entre tous, et il semble impossible d'en exclure le mélanésien.
avait, par des coups de canon répétés, attiré les indigènes dont les demeures sont à quelques lieues dans l'intérieur (1) ».
La navigation européenne s'est pourtant beaucoup mieux accommodée de la côte Sud que la navigation indigène; elle y a fréquenté le seul port qui y existe, mais qui est un des plus beaux de l'ile, celui de TuUéar, l'estuaire de l'Oni-lahy, aliàs rivière Saint -Augustin. L'Oni-lahy est, je crois, le seul fleuve de l'ouest qui ait un estuaire; c'est, d'après les instructions de la division navale, le meilleur et le plus sûr des mouillages connus' entre le cap Saint- André et le cap Sainte-Marie. » Le fleuve luîméme n'est pas à dédaigner, il est navigable pour les pirogues sur 150 ou 200 kilomètres. Tulléar est fréquenté depuis très longtemps par les Européens; c'a été une relâche habituelle pour les voiliers en route pour les Indes; depuis, des baleiniers américains y sont venus souvent en ravitaillement, à l'époque où il existait encore des baleines dans ces parages. Depuis que le canal de Suez existe et que la baleine a disparu, il a perdu beaucoup de son importance ; pourtant c'est resté un petit centre de commerce; quelques négociants créoles et européens ont vécu longtemps sur l'îlot de Nosy-Vé à côté de Tulléar.
La côte Sud, comme aussi, à un moindre degré, celle du Menabe, sont les parties les plus sauvages de l'ile, les plus mal connues, habitées par les tribus les plus réfractaires. C'est assurément, qu'au lieu de faire face à l'Asie, elles sont tournées vers l'Afrique. Mais l'Afrique de Cape-town et de Johannesburg devient pour Tulléar un vis-à-vis très avantageux. Le commerce des bœufs est assez actif déjà entre notre colonie etTAfrique du Sud.
(1) Une excursion dans la région australe (Bulletin de la Soctélc ilcs sciences cl des arts de Vile de la Rcuniony année 1867).
avait, par des coups de canon répétés, attiré les indigènes dont les demeures sont à quelques lieues dans Tintérieur (1) ».
La navigation européenne s'est pourtant beaucoup mieux accommodée de la côte Sud que la navigation indigène; elle y a fréquenté le seul port qui y existe, mais qui est un des plus beaux de Tîle, celui de Tulléar, Tesluaire de TOni-laby, aliàs rivière Saint-Augustin. L'Oni-laby est, je crois, le seul fleuve de Touest qui ait un estuaire ; c'est, d'après les instructions de la division navale, le meilleur et le plus sûr des mouillages connus entre le cap Saint- André et le cap Sainte-Marie. » Le fleuve luimême n'est pas à dédaigner, il est navigable pour les pirogues sur 150 ou 200 kilomètres. Tulléar est fréquenté depuis très longtemps par les Européens; c'a été une relâche habituelle pour les voiliers en route pour les Indes; depuis, des baleiniers américains y sont venus souvent en ravitaillement, à l'époque où il existait encore des baleines dans ces parages. Depuis que le canal de Suez existe et que la baleine a disparu, il a perdu beaucoup de son importance ; pourtant c'est resté un petit centre de commerce; quelques négociants créoles et européens ont vécu longtemps sur l'ilot de Nosy-Vé à côté de Tulléar.
La côte Sud, comme aussi, à un moindre degré, celle du Menabe, sont les parties les plus sauvages de Tile, les plus mal connues, habitées par les tribus les plus réfractaires. C'est assurément, qu'au lieu de faire face à l'Asie, elles sont tournées vers l'Afrique. Mais l'Afrique de Gape-town et de Johannesburg devient pour Tulléar un vis-à-vis très avantageux. Le commerce des bœufs est assez actif déjà entre notre colonie etf'Afrique du Sud.
(1) Une excursion dans la région australe {Bulletin de la Sociélc des sciences cl des arls de Vile de la Réunion^ année 1867).