DES CÔTES
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avait, par des coups de canon répétés, attiré les indigènes dont les demeures sont à quelques lieues dans l'intérieur (1) ».
La navigation européenne s'est pourtant beaucoup mieux accommodée de la côte Sud que la navigation indigène; elle y a fréquenté le seul port qui y existe, mais qui est un des plus beaux de l'ile, celui de TuUéar, l'estuaire de l'Oni-lahy, aliàs rivière Saint-Augustin. L'Oni-lahy est, je crois, le seul fleuve de l'ouest qui ait un estuaire; c'est, d'après les instructions de la division navale, le meilleur et le plus sûr des mouillages connus entre le cap Saint- André et le cap Sainte-Marie. » Le fleuve luimême n'est pas à dédaigner, il est navigable pour les pirogues sur 150 ou 200 kilomètres. Tulléar est fréquenté depuis très longtemps par les Européens; c'a été une relâche habituelle pour les voiliers en route pour les Indes; depuis, des baleiniers américains y sont venus souvent en ravitaillement, à l'époque où il existait encore des baleines dans ces parages. Depuis que le canal de Suez existe et que la baleine a disparu, il a perdu beaucoup de son importance ; pourtant c'est resté un petit centre de commerce; quelques négociants créoles et européens ont vécu longtemps sur l'ilot de Nosy-Vc à côté de Tulléar.
La côte Sud, comme aussi, à un moindre degré, celle du Menabe, sont les parties les plus sauvages de l'île, les plus mal connues, habitées parles tribus les plus rcfractaires. C'est assurément, qu'au lieu de faire face à l'Asie, elles sont tournées vers l'Afrique. Mais l'Afrique de Cape-town et de Johannesburg devient pour Tulléar un vis-à-vis très avantageux. Le commerce des bœufs est assez actif déjà entre notre colonie ett'Afrique du Sud.
(1) Une excursion dans la région australe {Bulletin de la Société des sciences et d^s arts de Vite de la Réunion^ année 1867}.
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