‹ Madagascar: Essai de géographie physiqueChapitre 9 sur 29 · LE CLIMAT · texte numérisé non relu

LE CLIMAT

Les isobares et les vents de V océan Indien. — Madagascar est naturellement sous rinfluencc de Totat climatique général dans Tocéan Indien. L'élément essentiel à considérer est Texistence dans le sud de cet océan d'une zone de hautes pressions, origine des alizés. Cette zone, au gré des saisons, s'avance vers le nord ou recule vers le sud, suivant de loin la progression et la régression du soleil, comme le montrent les deux cartes cijointes (1).

Au mois de juillet et d'août, quand le soleil est dans l'hémisphère nord, la zone de pression supérieure à 762 millimètres couvre tout l'océan Indien au sud de l'Equateur, englobant Madagascar; le maximum avec des pressions supérieures à 770 millimètres se trouve dans le sud des Mascareignes. Dans cette saison, Madagascar est pris en écharpe et balayé tout entier par l'alizé, c'est-à-dire par des vents qui soufflent d'une façon constante et régulière, et sur quelque point de l'île que ce soit, du quart de cercle de l'ho rizon compris entre l'est et le sud.

Dans l'autre saison, aux mois de janvier, février, la saison chaude, celle où le soleil est dans l'hémisphère sud, le maximum barométrique sur l'océan Indien diminue de valeur absolue, oscille autour de 765 (au lieu de 770); la zone de pression

(1) Empruntées ii l'atlas do l'océan Indien de ramirauté allomandc.

maxima recule au sud et en vient à englober Saint-Paul et Amsterdam à la limite de Tocéan austral. Madagascar n'en reste pas moins en grande partie dans le domaine de Talizé, à tout le moins des vents du sud-est et du sud. Mais à son extrémité nord, en particulier sur la côte nord-ouest, le vent saute cap pour cap d'une saison à l'autre, et pendant l'été les grands vents réguliers du nord, la contre-mousson asiatique, balaient toute la partie de Tocéan Indien comprise entre le golfe Persique et Majunga.

Les isobares de Madagascar. — La masse considérable de terre ferme que représente Madagascar dévie certainement les isobares océaniques beaucoup plus fortement que ne le marquent les cartes de l'amirauté allemande.

En été, Madagascar est de toute évidence un foyer d'appel vers lequel les vents se précipitent de tous les points de l'horizon. Il doit y avoir un minimum barométrique sur les hauts plateaux, en particulier sur leur bordure orientale, la plus élevée, sur rimerina et le Betsileo.

En hiver, l'île n^a pas une individualité isobarique aussi caractérisée ; c'est à coup sûr l'alizé qui souffle alors sur tout l'intérieur de l'île comme sur l'Océan. Cependant c'est un alizé souvent très dévié de sa direction normale, et parfois à en être méconnaissable; nous verrons que sur certains points il souffle du sud franc, exceptionnellement du sud-ouest. C'est l'indice d'un déplacement dans le maximum barométrique sur lequel nous ne sommes pas malheureusement renseignés avec précision. Tout ce que nous savons, d'une façon à peu près positive, on y reviendra, c'est que la côte sud-ouest (Nosy-Vé), supporte une pression beaucoup plus forte, que la côte sud-est (Fort-Dauphin). On doit donc admettre que, en hiver, les lignes isobariques, à la rencontre de Madagascar, s'infléchissent fortement vers le nord.

Pour baser notre étude climatique sur une carte détaillée des

isobares malgaches, il nous faudrait des observations faites dans rintérieur de Tîle. Nous en avons de Tananarive et de Fianarantsoa, mais ces deux stations sont à 1.400 mètres d'altitude et leurs hauteurs barométriques ne peuvent pas être réduites au niveau de la mer (1).

Diversité des climats, — Il ne faut pas parler du climat de Madagascar, il y en a plusieurs, et très différents. Pour ne pas les avoir distingués, le voyageur qui débarque à Tamatavc avec cette idée générale que Tannée se divise en saison sèche et saison des pluies s'étonne d y trouver une pluie battante aux mois de juin et de juillet; et l'opinion publique française informée des souffrances de notre corps expéditionnaire pendant son séjour au Bouéni en conclut à l'insalubrité de toute l'île.

Madagascar s'étend sur douze degrés de latitude, et son extrémité sud émerge de près de deux degrés hors de la zone tropicale; on pourrait donc s'attendre à ce que le climat se différencie du sud au nord dans le sens de la latitude; c'est pourtant le contraire qui se produit. Fort-Dauphin à l'extrémité sud de l'île a bien plus d'analogies climatériques avec Vohémar qui est à l'extrémité nord, qu'avec sa proche voisine Nosy-Vé, C'est que Nosy-Vé se trouve sur la côte ouest, et les deux autres points sur la côte Est; les compartiments climatériques se succèdent dans le sens de la longitude, et par là Madagascar, on lui en a fait souvent compliment, se hausse aux allures d'un quatrième et petit continent austral; dans l'Amérique et l'Afrique du Sud comme en Australie, ce sont aussi les côtes Est et Ouest dont les climats s'opposent.

Ce qui est essentiel , pour la différenciation des climats malgaches, c'est la façon opposée dont les différentes parties de Tîle sont à même d'utiliser l'humidité des alizés. Etant donné le modelé orographique de Madagascar les vents de sud-est sont

(1) On sait que la formule de Laplaco nVst plus exacte au-dessus de 4 ou 500 mètres.

pour toute la côte orientale des vents ascendants ; la colonne d'air, forcée de s'élever le long des pentes «rapides, se refroidit, d'après la loi bien connue, au point de saturation, et dépose en pluies sa vapeur d'eau. Sur la côte ouest au contraire l'alizé est un vent descendant, la colonne d'air se réchauffe et par suite s'éloigne du point de saturation. Le même vent apporte la pluie à l'est et la sécheresse à l'ouest.

Avec ces données la distribution des pluies devient inteUigible à la surface d'un pays où elle est tellement inégale qu'elle varie, suivant les régions, de 3"*, 50 à 0,35, c'est-à-dire de 1 à 10. Qu'on y ajoute les différences de température consécutives des altitudes très différentes, et on aura des éléments généraux du problème climatérique une connaissance sulFisanle pour essayer l'étude détaillée des différents climats.

Climat de l'Est.

Température. — Au point de vue de la température, ce qui caractérise le climat de l'Est, c'est la faible amplitude des oscillations thermométriques.

A Tamatave la température moyenne du mois le plus chaud, février, a été en 1892 de 26^*6 et celle du mois le plus frais, juillet, de 20**7, soit une différence de 6 degrés à peine.

L'oscillation diurne, la différence moyenne entre la température de la nuit et celle du jour, est de 6*" à 8**, suivant les mois (1).

Sur tous les points de la côte Est où nous avons des séries publiées d'observations météorologiques , c'est-à-dire Vohémar, Fort-Dauphin (2), Farafangana (3), l'oscillation thermométrique

1^1) p. Colin, Observations mélcorolof/lqucs, année 1892. 11 existe aussi pour Tainatavo (l(»s observations anglaises ({u'on trouvera dans Pasfiekl Oliver, Madagascar, t. I, p. 401.

(2) P. Colin, L c.

(3) Antanarivo Annual 1890, 1892, 1894.

ENTS

el BAROMÉTRIQUE

'\n indien

el et Aoul

est la même à peu près, quoiqu'elle semble augmenter d'amplitude dans le sud.

OSCILLATION THERMOMETRIQUE

annuollo. diurno.

Vohémar (23 à 27), soit k^ (21 à 29), soit 8°

Tamatave (20 à 26), soit 6° (20 à 28), soit 8"

Farafangana 5" 11**

Fort-Dauphin (20 à 26), soit 6" (18 à 28\ soit 10*»

A Tamatave en 1892 le maximum absolu le plus élevé a été de 34**5 le 29 février et le minimum absolu le plus bas de 15** pendant la nuit du 27 juillet.

C'est un bon type du climat maritime : cette constance de la température est ce qu'il y a de plus fatigant pour l'organisme d'un Européen, parce qu'elle ne laisse pas de répit.

Dans les mois chauds de l'année 1892 à Tamatave le thermomètre dans le jour ne dépasse p.is en moyenne 30**, ce qui est supportable, mais c'est à peine si, vers la fin de la nuit, aux approches du matin, il descend à 22,23 ou 24"*. Le minimum moyen du mois de février est23'*,7.

Ces chiffres, transposés en langage ordinaire, signifient qu'il est à peu près impossible de dormir ; ces nuits-là, Tamatave se retourne sous la moustiquaire.

C'est la température-type de la plus grande partie de la côte Est. A Fort-Dauphin pourtant la chaleur est déjà beaucoup plus tolérable. Ce n'est pas qu'il y ait dans les chiffres, au moins tels qu'ils ont été publiés, des indications bien positives ; à peine des différences d'un degré ou deux; la moyenne de l'année à Fort- Dauphin est de 23''77; 24 à Tamatave : la différence entre Tamplitude moyenne des oscillations diurnes à Fort-Dauphin et Tamatave est de 2** seulement.

11 faut bien cependant que ces faibles différences soient assez vivement sensibles à l'organisme humain, car Fort-Dauphin est d'un séjour incomparablement plus agréable et plus sain que Tamatave.

Hygrométrie. — L'égalité de la température, au long de la côte Est, est comme partout à proportion de la quantité de vapeur d'eau contenue dans Tatmosphère. Elle est toute Tannée voisine du point de saturation.

Le point de saturation étant 100, l'humidité relative moyenne est pour l'année à Tamatave de 83 à 85 (1); de mois à mois la variation est faible; sur les trois années 90, 91 ot 92, le mois le plus sec, février 1891 a le chiffre 77, le plus humide juillet 1890 a 91 ; presque toujours le chiffre est supérieur à 80.

A Fort-Dauphin, l'humidité relative moyenne de l'année oscille de 84 à 78 (2). L'écart des moyennes mensuelles est à peine plus grand qu'à Tamatave pour les deux années où nous avons des séries complètes d'observations ; l'oscillation est de 72 à 92 ; les chiffres voisins de 80 sont la règle.

A Vohémar, les chiffres sont inférieurs d'une dizaine d'unités; c'est autour de 70 qu'oscillent les moyennes mensuelles, les moyennes annuelles étant de 71 en 1891 et 74 % on 1892.

Les tables anglaises de Farafangana donnent des chiffres très voisins de ceux de Tamatave.

Se souvenant que Vohémar, situé à l'extrême nord et peu éloigné de Dicgo-Suarez, a déjà une certaine tendance à s'éloigner du type climatérique général de l'Est, on peut conclure que sur cette côte l'atmosphère contient toute l'année une quantité d'humidité, dont la proportion ne descend presque jamais audessous de 80 % (le chiffre cent représentant le point de saturation au delà duquel les pluies se précipitent).

(1) 83, chiffre do Tannéo 1891 ; îfô, dos annéos 1890 ot 1892.

(2) S'ien 1892; 78 on 1891.

3IADAGASCAU. 141

Pluies, — Les pluies sont très abondantes. A Tamatave il est tombé :

En 1890, 3"\02î).

Les observations faites à Beforona en 1897 à 1898 (400 mètres d'altitude, à Tentrée de la foret), par les officiers du génie charges de la route, donnent également le chiffre de 3'", 50.

A Farafangana les observations anglaises donnent :

D'août 1889 à juillet 1890, 143.34 pouces, c'est-à-dire 3'",33.

D'octobre 1891 à septembre 1892, 100.65 pouces, c'est-à-dire 2"»,70.

Quoiqu'il n'existe pas de série d'observations provenant de Maro-antsetra, la baie d'Antongil jouit d'une réputation si bien établie que la tranche annuelle. de pluie ne peut pas y être inférieure à celle qui tombe à Tamatave.

On peut donc affirmer que de Maro-antsetra à Farafangana, c'est-à-dire sur les deux tiers peut-être de la côte Est (environ 900 kilomètres sur 1.300 mètres de longueur totale), il tombe chaque année de 3 mètres à 3",50 de pluie.

C'est un chiffre très respectable qui n'est atteint nulle part ailleurs à Madagascar et qui, même dans la zone tropicale entière, n'est dépassé qu'exceptionnellement.

Au sud de Farafangana et au nord d'Antongil, la quantité absolue de pluie diminue, au moins le long de la mer :

En 1891, il est tombé à Fort-Dauphin, 1",631

— Vohémar, 1"»,589 1892 — Fort-Dauphin, 920

— Vohémar, 1"',769

C'est déjà une différence de moitié.

Distribution des pluies, — Mais à beaucoup de points de vue.

hygiène des blancs, végétation, la quantité absolue des pluies importe moins que leur distribution le long de Tannée.

Les mois ne sont pas tous également mouillés. En octobre 1892, à Tamatave, il n'a plu que cinq jours et il n'est tombé que 27 millimètres d'eau. En avril de la même année, il a plu huit jours et il est tombé 94 millimètres. Ce sont les deux minimums. En janvier dix-neuf jours pluvieux et 843 millimètre^, le mois le plus chargé ensuite est juillet avec dix-neuf jours et 418 millimètres. 11 y a tendance très nette à diminution des pluies dans les mois de avril-mai et d'octobre-novembre. Dans tous les autres mois il pleut quinze jours sur trente.

Les saisons pluviales sont à peu près les mêmes à Farafangana. Ainsi pour la série d'observations 1889 à 1890 les minimums sont en novembre (1 pouce 50, soit 0,03) et en avril (6 pouces 31 , soit 0,16) contre des maximums en août (13,70 = 0,35) et en janvier, février, mars (24 et 25 pouces, soit 0,64 à 0,66).

11 a d'ailleurs cette année-là plu à Farafangana pendant cent quatre-vingt-un jours, ce qui fait bien à peu près notre compte d'un jour sur deux.

En somme, le déluge d'eau tiède qui ruisselle toute l'année sur la côte Est souffre un peu de remission aux changements de saison, si on peut à Tamatave distinguer sous le nom de saisons deux périodes qui sont également humides, mais dont l'une cependant est un peu plus fraîche que l'autre.

A l'extrême ilord et à l'extrême sud, si la quantité absolue de pluie diminue, sa distribution ne change pas essentiellement.

A Vohémar il y a tendance évidente à précipitations plus abondantes pendant la saison chaude; de décembre à avril, en 1891 et 1892, il ne tombe presque jamais moins de 0,100 millimètres par mois, 0,322 en avril 1891. — Dans la saison plus fraîche le chiffre descend parfois a 0,045 millimètres comme en août 1891. Pourtant en 1892, août à 0,096 millimètres; le minimum est en septembre avec 0,057 millimètres.

Certains moîs d'hiver, variables avec les années, sont très mouillés : juin 1892 a 0,264 millimètres, septembre de la même année a 0,199 millimètres. En 1891, c'est octobre qui tient la tiHe avec 0,119 millimètres.

D'ailleurs le nombre des jours de pluie n'est à peu près jamais inférieuràlOparmois(nombretotalannuel 164). C'est bientoujours le même climat tamatavien : il pleut en moyenne un jour sur deux.

Fort-Dauphin se singularise davantage ; si on en juge par les deux séries d'observations que nous possédons, la distribution des pluies sur les différents mois semble irrégulière; en 1891, mai a reçu 0,015 millimètres; c'a été le plus sec de Tannée; en 1892 c'a été un des plus humides avec 0,143 millimètres.

En 1892, trois moîs consécutifs (septembre, octobre, novembre) n'ont eu chacun que deux jours de pluies, et l'un d'eux (novembre), 0,008 millimètres d'eau seulement. Aussi bien Tannée semble avoir été particulièrement sèche; 920 millimètres seulement contre 1,631 Tannée précédente; et le nombre total des jours de pluie est réduit à 92.

Pour anormale que puisse avoir été cette année 1892, il se pourrait que nous ayons là une notation en chiffres météorologiques des causes qui fout de Fort-Dauphin un séjour assez salubre. Le climat y a une tendance à la sécheresse.

Encore est-il pourtant que cette tendance n'est à coup sûr pas assez marquée pour modifier le caractère de la végétation. A Fort-Dauphin et à Tamatave les formes de la vie végétale sont curieusement identiques, au moins à titre d'impression générale de Tœil. Il n'est pas douteux que Fort-Dauphin ne se rattache au type général du climat oriental, et dont voici la caractéristi([ue dominante.

Il n'y a pas de mois où il ne pleuve peu ou prou; jamais ne peut s'établir une période de sécheresse de quelque durée. Les saisons à peine marquées par de faibles changements de tempéture le sont encore moins par des différences dans la précipita-

lion des pluies. C'est un climat constant, où les lîiois et les jours se suivent en se ressemblant, et qui tend, en ce qui le concerne, à faire de la côte Est une serre, un paradis végétal. Malheureusement les fougères arborescentes et l'organisme des races caucasiques ont des exigences climatérîques tout à fait opposées.

Vents, — I^s tables météorologiques donnent des indications intéressantes sur le nombre de fois où les vents ont soufflé des différents points de Thorizon.

A Tamatave les vents du demi-cercle oriental de l'horizon (N., N-E., E., S-E., S.)

ont soufflé en 1892 880 fois.

tandis que ceux du demi-cercle occidental (SW. W. NW.) ont soufllé 17 fois.

A Vohémar, les chiffres sont à peu près les mêmes : à tout le moins, la disproportion reste grande :

Secteur oriental 004 fois.

Secteur occidenlal 45 fois.

A Farafangana, où les observations sont anglaises, il semble que le principe ou les heures d'observation n'aient pas été les mômes. Les chiffres semblent au premier abord nous donner une proportion différente :

Secteur oriental 292.

Secteur occidenlal 102.

Mais l'observateur ajoute ce la plupart des vents d'ouest ont été notés à 9 heures du matin et représentent simplement la brise de terre (1) d.

Le cas de Fort-Dauphin est différent :

Secteur oriental 573.

Secteur occidental, 110 dont 95 reviennent au S. \V.

(1) L. c, /l. /!., t. IV, p. 251.

Fort-Daupliin, encore que les venta de la partie Est y prédomiaent largement, est visité par des vents du sud-ouest, qui ne sont plus du tout de petites brises de terre souffîant avec indé-

cisiou au voisinage du matin comme à Farafangana, à Tamalavc ou à Vohémar. Ce sont au contraire des vents du large qui ont passé sur l'Océan au sud de l'Ile, des vents établis et réguliers, mais dont l'inRuence nn se fait sentir jusqu'à Fort-Daup!iin qu'exceptionnellement ; c'est un empiétement temporaire du

climat voisin. Et ce sont apparemment ces vents du sud-ouest qui véhiculent à Fort-Dauphin, dans la mesure assez faible de lour fréquence, cette mesure également faible d'originalité climatérique dont il a été question.

A cette exception près, la cùte Kst ne connaît pas les vents de la partie ouest, le courant aérien, comme le courant maritime, ré(|uatorial, qui on est d'ailleurs une conséquence, frappe toute l'année la Ci^te Kst de face, et comme elle lui oppose un rempart montagneux à pentes raides, un écran ininterrompu. Pair, contraint à une ascension rapide, se condense toute Tannée en pluies.

La distribution de ces vents de la partie Est en vents de nord -est et do sud-est, c'est-à-dire la mesure de la déviation que Madagtisoar fait subir à l'alizé, n'est pas sans intérêt.

A Fort-Dauphin, c'est le vent de X.-E. qui domine.

Il a souniô en 181)2 431 fois.

le vont d*est 5(> —

ot de sud-est 55 —

Les IV>urboanais appellent le vent de nord-est vent de Fort- Duuphin, j>arco que c*est lui qui, toute Tannée à peu près, y fait tîler vent arrière leurs goélettes.

A Fanxfangana, les deux vents sont à peu près d'égale fréquence.

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