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MADAGASCAR L'année suivante, en 1850, les deux préfectures apostoliques de Madagascar et des îles étaient exclusi-
vement confiées à la Compagnie de Jésus.
L'apostolat des petites îles fut aussitôt repris avec
vigueur. Nous n’en dirons pas l'histoire. Généreusement soutenue par le gouvernement français, la Mission Catholique multipliait ses écoles, organisait même des villages chrétiens à Nossi-bé et à Sainte-Marie. Elle y fit un grand bien acheté par de grandes douleurs. Mais Madagascar restait le terme aimé vers lequel tous aspiraient.
Dans son impatience d'y pénétrer, le Supérieur de la Mission résolut même, en 1853, de tenter un nouvel essai chez les Sakalaves de la côte Ouest. Autour de la baie de Baly, s'étendait un territoire gouverné par plusieurs chefs. Le plus puissant, Raboky, aimait les Français. Le 5 août 1853, deux missionnaires s'établirent sur ses terres. Ils y restèrent six ans. Protégés tant que vécut Raboky, plus exposés ensuite, ils obtinrent du reste très peu de ces peuplades cruelles.
En 1850, il fallut abandonner Baly. Mais de grands événements s'étaient passés à Madagascar, et Tanana-
rive allait bientôt s'ouvrir aux Catholiques.
Palais de Radama I‘ à Soanierana.