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02 MADAGASCAR * fant : on lui indique une tanière cachée dans les hautes herbes ; là vivait, loin des hommes, une lépreuse. Le missionnaire lui donne quelques morceaux d'argent,
puis lui parle de Dieu, du Ciel, d’un bonheur possible
pour elle, Il baptise ensuite la lépreuse. Le lendemain,
semblable et nouveau baptême d’une abandonnée. Ces deux baptêmes furent les prémices de la chrétienté betsiléo.
Un fort parti protestant, commandé par trois anolais méthodistes, occupait Fianarantsoa. Le P. Finaz avait été bien accueilli dans cette ville ; selon son habitude il avait transformé une case en chapelle, et il y attirait une foule chaque jour grossissante. Le culte qu'on rendait à la Sainte Vierge exaspérait surtout les Anglais. En dépit de leurs complots et de leurs menaces, un terrain fut bientôt acheté, une chapelle bâtie et une chrétienté fondée. D’autres villages betsiléo et les Bares eux-mêmes réclamèrent aussitôt des missionnaires catholiques.
Des expéditions apostoliques à l’ouest de TananatiVE, Obténdient. les mêmes succès, . maAloré . des oppositions semblables. « La démolition du mur d’enclos de ma résidence, écrivait un missionnaire de l’ouest, l'assassinat d’un ouvrier chez moi, pendant la nuit, et le refus d'arrêter l'assassin, le mot d'ordre donné à tous les enfants de s'éloigner de moi à mon passage dans les villages ; les bruits répandus pour faire de moi un sorcier qui mange les enfants et passe la nuit sur les tombeaux, sont autant de faits qui attestent les dispositions de nos protestants. »
Ces faits, à peine indiqués, expliquent le témoi-