PERSÉCUTION SCOLAIRE
mêlée, fut, lui-même, couvert de coups et de blessures. Mais ces guerres de partisans, le trouble administratif qui les accompagnait, servaient aux ministres et aux grands du royaume. Ils en profitaient pour s'affranchir eux-mêmes de toute loi, et pour s'enrichir aux dépens du pays.
Dieu, du reste, tirait le bien du mal. Ces luttes avaient l'immense avantage d’aguerrir les Catholiques, de mettre partout la question religieuse au premier plan, d'épureret: d'accroitne le-zèle. D'autre part, une superbe cathédrale s'élevait à Tananarive, (2) écrasant à elle seule, par sa beauté, les quinze temples protestants. Les succès des écoles françaises forçaient l’admiration du gouvernement. Enfin, au milieu du débordement des mœurs malgaches, la vertu catholique versait son parfum attirant. Dans sa propre famille, Raïnilaiarivony en voyait de grands exemples. Victoire Rasoamanarivo, la fille .de Rainimaharavo, paraissait de plus en plus entourée de cette auréole de sainteté, qui devait,
jusqu'à sa mort, lui attirer la vénération de l'Imerina.
(2) Bâtie sous la direction du F. Laborde, d'après les plans du cher Frère Gonzalvien et du P. Alphonse Taïx.