L'AVENIR RELIGIEUX DE MADAGASCAR C
à l'observatoire de la mission sous la direction de deux jeunes gens nos anciens élèves (1). »
A l'heure où nous écrivons ces lignes, la mission catholique de Madagascar n'existe donc plus. Mais nous avons confiance en l'avenir. Quelles que soient les ruses imaginées par la diplomatie hova, pour se soustraire à un règlement de comptes définitif, la France, nous en avons la conviction, ne se laissera plus duper par des promesses illusoires.
Ce n'est assurément pas la défaite du peuple hova que nous désirons, nous souhaitons au contraire son relèvement et son bonheur. Il est la victime d’une faction malfaisante. La France doit aller à lui comme une hbératrice, et, par une tutelle prévoyante et ferme, garantir et promouvoir son progrès.
Mais, seule, la vérité qui est en Jésus-Christ, déli- Vie. étiélève un. peuple. Aussi pour transformer Madagascar, comptons-nous principalement sur l’action de l'Église catholique, messagère de cette vérité.
Certains se soucient fort peu, ou désespèrent trop vite de la conversion de Madagascar. L'auteur d’un ouvrage récemment publié, (2) et digne, par ailleurs, de beaucoup d’éloges, M. Martineau, est de ces pessimistes. Ses jugements, il est vrai, reposent sur des renseignements trop défavorables aux Malgaches. « Il n'est -pas, écrit M. Martineau, (3) il n'est pas de
pays au monde qui soit plus rebelle à toute idée
(1) Cette lettre a été publiée dans les Missions catholiques : n° du 14 décembre 1894. — Les nouvelles reçues depuis font espérer que les catholiques s'organiseront encore mieux qu’en 1883.
(2) Madagascar en 1894. par A. Martineau. Paris, Flammarion. (2) pe S6r
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Famille catholique hova.
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