‹ Madagascar et les Hova description, organisation, histoireChapitre 26 sur 105 · Cb, XXIX, p · texte numérisé non relu

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reconnût toujours et qu'on ne lui rciulit jamais aucmi honneur. Personne ne le plenrait, ses biens étaient conksqucs et sa femme et ses enfants parfois réduits en esclavage.

Ce qu*il y a de plus triste, c'est que souvent, sous Teffel de celte réprobation universelle, le sorcier se persuadait que tel était soa sort, et, en conséquence, il commettait toute sorte de crimes.

Il faut se garder de confondre le sorcier avec le devin: autant le premier est méchant, méprisé, craint, haï, autant le second est bienfaisant, estimé, recherché et surtout payé. Le devin c'est l'adversaire du sorcier, celui qui vous indique les pratiques à accomplir pour conjurer le mauvais sort que l'autre vous a jeté. Le devin vous apprend à corriger votre destin, à ramener Pâme d'un parent, à vous guérir d'une maladie, à sortir d'une difficulté et sui tuiit h connaître l'avenir.

G ir le devin sait lire dans l'avenir, il le fait à l'aide d'un jeu bizarre, le jeu i\u siHdy. — d'oiî son nom (iompsikiiJy — qui consiste essenlitîUemenL à jeter et h faire mouvoir avec une baguette un nombre déterminé de petites irraines qui prendront ainsi diverses situai tons et formeront des ligures déterminées, dont la vue et rétude lui révéleront ce que vous avez à espérer ou à craindre. Supercherie bien rétribuée pour Tordinaire, quelquefois diablerie? c'est son secret. Quoi qu'il en soit, il est très puissant et c'est lui qui, autrefois, tenait la place des féticheurs ou prêtres des idoles des peuplades africaines.

Telles sont les principales superstitions des Hova. Il y en a beaucoup d'autres, mais l'énumération et la description en serait fastidieuse et ne présenterait nul intérêt. Remarquons seulement, en finissant, qu'elles leur sont venues du dehors, des tribus de l'est, aussi bien que leurs Sanipy; et c'est é:;alement à llalanibo ou li son pèi'e, que les vieux récits en alLiiluieut l'introduction en même temps que celle du (vv, des lances et des pirosrues. Cela tient sans doute à ce qu'il y eut ahu-^ <Milre les Ilova et ces autres tribus, un grand niduvement d'éelian^:es et de relations qui amena ces emprunts, ou, plus probablement, à coque la tradition populaire a attribué h un seul prince ce ({ui fut l'œuvre de plusieurs, pendant une assez longue période de temps. II sera intéressant plus tard de rechercher de qui ces tribus de l'est avaient reçu ces mêmes pratiques qu'elles transmettaient ainsi aux Ilova. Pour le moment revenons à ceux-ci et disons Un mot de leurs fêtes.

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