Amiral sir Gore Jones
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Le missionnaire catholique au contraire « en rè^le générale, ne revieot plus dans sa patrie^ ». Sa famille h lui, ce sont ses convertis et les enfants de son école;. par amour pour eux, il se prive de toutes les commodités de la vie, ne recevant que ce qui lui 'est strictement nécessaire pour ne pas mourir de faim ; log;é à peu près comme l'un d'eux, toujours avec eux, au courant de tous leurs besoins, de leurs joies et de leurs peines; sans cesse à leur service, se donnant, se dépensant sans mesure, ne demandant jamais rien, ne pressurant pas les pauvres et n'imposant pas de eorvées ; donnant au contraire tout ce qu'il a, et tout ce qu'il peut obtenir : on voit clairement qu'il n'Q^i l;i ni par intérêt, ni par plaisir, mais uniquement pour faire du bien. Et cela, alors même qu'ils ne le comprennent pas, frappe les indigènes et donne au missionnaire une grande autorité.
Aussi ai-je bon espoir pour la Mission catholique. Deux choses surtout lui manquent, et je le dirai ici clairement comme tout le reste : les hommes et l'argent. Ils ne sont pas 25 missionnaires valides en Imerina, et il en faudrait 350 tout de suite. Ils ne sont pas 50 pour toute l'He, et il en faudrait immédiatement 500. De même, le gouvernement français leur donne annuellement, sans aucune assurance pour ravcnir, 40,000 francs arrachés par les instances (lu Père Gaussèque. Or, il l'audrait au moins ce que réciaiiie M. Paul Leroy-Benulieu, dans un arlicle fort remarquable de VEco^ nomiste Français (14 août 1893), âOO,UO(J à 300.000 francs. Ce serait nfième peu, comparé au budget des Missions protestantes, peu inférieur dans son ensemble, sinon supérieur, à 1 ,500,000 francs.
Je veux espérer que l'un et l'autre arriveront, et, avec ces nouveaux ouvriers et ces nouvelles ressources, toutes les œuvres qui manquent encore à l'organisation et au plein développement de la Mission catholique : hôpital, cours de médecine, ateliers de métiers, fermes modèles, etc., etc.