M. Jully. Coniereûce du IG octobre 1894, p. IG
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sont réeUement maîtres de leurs diverses possessioDs qu'ils peuvent vendre comme ils le veulent, dont ils peuvent disposer à leur mort suivant leur volonté et que des lois, généralement sages et raisonnables, protègent contre la fraude, le vol ou les injustices.
Il n*y a pas un siècle, ce droit de propriété était — je l'ai déjà dit — sacré et respecté de tous, à ce point qu'il n'y avait pour ainsi dire pas de voleurs, et si par hasard il s'en rencontrait un en quelque endroit, la vindicte publique en faisait immédiatement justice : on l'assommait sur place.
Ce sentiment n'existe plus aujourd'liui, c'est au contraire à qui pourra s'emparer du bien d'autrui, mais l'institulioii du moins a survécu.