‹ Madagascar et les Hova description, organisation, histoireChapitre 79 sur 105 · LES PREMIERS ROIS DE LMMERINA · texte numérisé non relu

LES PREMIERS ROIS DE LMMERINA

Les Hova, les derniers des émigrés de la Polynésie h Madagascar furent, nous l'avons déjà dit au chapitre III de ce volume, mal reçus des habitants. Honnis, repoussés, pourchassés partout, ils

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durent se réfugier pauvres et misérables sur les hauls plateaux de l'intérieur. Combien de temps y vécurent-ils, isolés et peunombreux, il est impossible de le dire.

• Les Amboa-lambo (Hova) sont venus d'au delà des mers, rapporte la tradition sakalave. Le navire qui les portait se brisa sur la côte de Madagascar. Ces naufragés s'établirent d'abord près de l'Océan, sans se mêler aux habitants du pays. La fièvre fit parmi eux de nombreuses victimes. Cependant ils se multipliaient peu à peu et occupaient la contrée. Les indig(>ne8 en furent jaloux et leur suscitèrent d'abord de minces querelles, qui se changèrent ensuite en combats uieurtriers. Le? Amboa-lambo furent vaincus et presque exterminés.

• Or, un jour, après une sanglante défaite, ils prirent le parti de se retirer vers le centre de i'ile. Leur nombre était fort réduit, il n'y avait peut-être pas cent hommes en état de porter les armes, ils partirent donc versle désert, avec leurs femmes et leurs enfants, à la recherche d'une terre plus paisible et d'un climat plus salubre. Ils trouvèrent Tun et l'autre vers le centre du pays où ils se fixèrent et se multiplièrent rapidement. Plus tard ils firent la guerre k leurs voisins pour s'emparer de leurs troupeaux et de leurs terres.

f Des hommes sages, venus aussi d'au delà des mers, ont aidé les Âmboa-lambo dans ces combats ot ils ont été vainqueurs. Euxnoémes sont venus à Madagascar après les Silamos (arabes musulmans) et ils ont été les amis des Karamy (Indiens) ^. »

Cette tradition est fort ancienne et fort répandue parmi les tribus de l'ouest; elle répond du reste à ce que Ton dit généralement de l'origine, de l'exode et des luttes des Ho va. On peut donc en accepter les diverses afàrmations, et trois faits restent ainsi acquis: 4" l'arrivée des Ilova ù Madagascar après les Arabes, donc après le vîi" siècle; 2° leurs luttes avec les indigènes, leurs défaites et leur fuite vers l'intérieur; 3© leurs guerres subséquentes pour conquérir l'empire des hauts plateaux.

Les traditions bova parlent très peu de ces temps primitifs. Le souvenir s'en conserve cependant encore aujourd'hui parmi les habitants de rimerina» et ce n'est qu'avec épouvante qu'ils rappellent la mémoire de ces temps où ils étaient réduits à fuir, persécutés et chassés de partout. Mais il n'y a aucun détail, ni le récit d'aucun fait précis. Us préfèrent évidemment raconter leurs conquêtes. '

* Les Vazimba, disent-ils, étaient autrefois les maîtres de la

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