‹ Madagascar et les Hova description, organisation, histoireChapitre 87 sur 105 · En im^ iU avaient déjà 33 écoles et 4,000 élèves · texte numérisé non relu

En im^ iU avaient déjà 33 écoles et 4,000 élèves

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dévoués; car on les payait très bien et on se les enchaînait fort habilement par des promesses plus généreuses encore, ou des pensions tonyours révocables, suivant leur zèle plus ou moins grand, et leurs services plus ou moins considérables.

Un moment arrêtés dans leur marche en avant par les édita de proscription de Ranaralona l'* (1835 et 1845); unis même un instant à la France, en 1845, pour bombarder Tamatave, les Anglais se reprirent rapidement et réussirent enfin, en 1855, à se faire entr'ou- Trir de nouveau les ports de Madagascar.

Cest par leur second moyen d'action, par l'argent, qu'ils y arrivèrent. 15,000 piastres (75,000 francs) données à propos par le comiiierce mauritien à Uuinijuliary, le favori d alors de llanavalona, tnuiiiphèrent de toutes les hésitations.

Cen^étailpas du reste la première fois que l*Angleterre recourait k ce moyen toujours si efiicace de la corruption.

Déjà en 1810. I.esage, le premier envoyé de Sir Robert Farqubar, n'obtenait accès auprès de Kadama qu'à force de présents, et il le quittait quelques mois plus tard emportant la promesse d'un U*aité, mais lui garantissant en retour un secours annuel de 1,000 piastres en or, 1,000 piastres en argent, des armes, de la poudre, des habits, etc. Kt ces générosités continuèrent sans interruption. Ainsi, de 1813 à 1826, le gouvernement de Londres fit parvenir 1,549,099 fr. 80 à Sir Robert c afin d'assurer le triomphe de sa politique^ >« Ce qui a été dépensé de[)uis, personne ne le sait. Mais quand Radania II eut rouvert les portes de son empfre, en 1861, les Anglais firent si bien que, deux ans après, le malheureux roi était étranglé, sa femme Rasoherina mise en sa place, et toutes les influences de la eoui" tellement passées en leurs mains que les flenx premiers ministres qui. successivoment, dirigèrent dès lors le gouvernement malgache, durent accepter, volontairement ou non, toutes leurs volontés.

Bientôt ils ne se cachèrent plus pour attaquer ouvertement et déprécier la France. Sachimtbien que le Uova se mettra toujours du côté le plus fort, ils ne cessèrent un instant d'exalter la puissance et la grandeur de l'Angleterre, et d'abaisser celle de la France. A les entendre, et cela a été dit et redit k satiété surtout depuis la guerre de 1870-1871, la France ne pourrait plus rien faire, la guerre avait anéanti sa puissance ; elle n'avait plus d'armes, plus de vaisseaux, plus de canons; la France n'était plus qu'un tout petit pays, qui n'oserait jamais agir sans l'assentiment de l'Angle-

1. V. Vingt ans à Madayascar, du Père de La Vaissière^ p. 179.

MADAGASCAR BT LBS HOVA

terre, ou, pour employer les ternies mêmes d'ElIis parlant au prince Rakoto: « Les Français ne sont rien, ils ne peuvent laire un pas, remuer le petit doigt, sans la permission de l'Angleterre. > Les Hova n'avaient donc rien à craindre d'eux; et les manifestations n&yales et les démonstrations de toutes sortes se mulUpiiaient, pour bien imprimer cette vérité dans l'esprit de la cour d'Imerina.

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