V. Madayascar Mews^ passini
MADAGASCAR ET LES HOYA
car c seuls de toutes ies races africaines, les Ho va ont montré une telle capacité à s'élever à no certain niveau de civilisation, que ce serait mille pitiés d'interrompre une expérience promettant de tels avantages. »
Eiifln, il conclut par ce mot réellement très aimable à l'adresse de nos députés: « La Chambre française, qui n'est pas très forte
en géographie, ne prendra vraisemblablement pas ces arguments en considération, mais il reste a voir si, bien que les futures élections soient k trois ans de distance, les représentants s'aventureront à voler un budget de^uerre si considérable, pour la conquête d'une île africaine, dont leurs électeurs n*ont jamais entendu parler. »
Depuis le départ de M. Le Myre de Vilers, la campagne de presse devient de plus en plus violente en Angleterre. C'est la réédition de ce que Ton vit en 1893, à propos des affaires de Siam. Un communiqué officiel fait connaître que tous les droits des sujets anglais seront respectés. Mais contre qui et quels droits? Chaque jour, le Standard, le TimeSf les gazettes de tout nom et
de toute couleur, donnent de toute leur artillerie.
On aurait tort de s'émouvoir beaucoup de ce bruit, et de | croire qu'il annonce des actes. Qui connaît un peu la colonie
anglaise de Madagascar ne démentira pas notre prophétie : celte colonie ne sera pas longtemps avant de venir nous féliciter d'avoir su agir, et elle se hâtera d'adhérer à notre protectorat quand il sera réel, suivie en cela, comme elle l'est aujourd'hui dans son explosion de colère, par l'opinion an^^laise.
De tous ces cris et de toutes ces menaces, un seul mot est à retenir, c'est celui qui termine l'article ci\é. du Speclator : « Si jamais, dit-il, arrive cette guerre européenne, si souvent annoncée, une des innombrables questions qu'elle résoudra sera l'avenir de Madagascar. > Voilà le mot lâché, et le dernier espoir de TAngleterre : une guerre européenne dans laquelle nous serions battus, et qui lui donnerait Madagascar. Et c'est pourquoi elle tente tout pour nous faire différer l'effort décisif. j Elle agissait de même au printemps de 1830, lorsqu'on pré- i . parait la glorieuse expédition d'Alger ; on sait tous les efforts que fit l'Angleterre, toutes les menaces qu'elle nous prodigua, toutes les entraves qu'elle imai?ina pour nous arrêter, et aussi la noble altitude, si ferme, si lière, si fiaiiyaisc du gouvernement de ('halles X. « Ouant aux Anglais, s'écria le roi lui-m<^me dans le conseil des nunislres du ti mars, où l'ou passa eu revue les dis- |
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position.'^ et les réponses de toutes les cours de l'Kiirnpe, nous no nous môloDS pas de leurs affaires, qu'ils ne se mêlent pas des
Ce sera le mot de la fin. Aussi bien ne pourrait-on dire rien de plus français, de plus plein de boa sens. Cette parole royale, trop souvent oubliée depuis qu'elle fut prononcée. Ta été, tout particulièrement, par Louis-Philippe et par Napoléon III, en ce qui concerne Madagascar. La France constate avec plaisir que le gouvernement actuel et son ministre des affaires étrangères paraissent vouloir s'en inspirer. Tous ceux qui ont à cœur tes intérêts français et catholiques les approuveront, les soutiendront, les féliciteront; et déjà ils peuvent comprendre combien ils ont frappé droit au sentiment national.