‹ Madagascar et les Hova description, organisation, histoireChapitre 96 sur 105 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

FRANCE ET UOVA

Dès le commencement de ce siècle, la situation s'est nettement dessinée à Madagascar, entre la France et les Hova qui, sous rinfluence de TAngleterre» nous ont toujours considérés comme leurs rivaux, et nous ont toujours traités comme tels.

Il y a eu de notre part des hf^sitations et des faiblesses, parfois des apparences de renonciation. Toutefois l'opinion publique ne s'y est pas trompée : elle a toujours considéré Mad t i:ascar comme nous appartenant, ou, tout au moiii>, dev.mt notis app irtonir nn jour.

Cette situation favorisait singulièrement les menées de TAni^leterr'c. qui n'avait qu'à se mettre du coté des Hova, k les pousser et à les maintenir dans la voie où ils s'étaient engagés, à se proclamer leur alliée constante et leur amie fidèle. Xous avons vu dans le chapitre précédent avec quelle habileté et quelle coustanoe, et aussi avec quel succès» elle le fit.

Ce n'est pas à dire cependant que, dans le fond, les Hova préfèrent l'Angleterre h, la France, et que, s'ils avaient à choisir leurs maîtres, ils se tournassent plutôt vers la première.

c Les Hova ne sont ni Français, ni Anglais, aurait dit M. Grandidier', leur grand désir est de sauver leur indépendance et leur nationalité. Si l'Angleterre avait essayé de conquérir Madagascar, ils se seraient appuyés sui- l'influence fr.ini aise pour leur résister. Le contraire a eu lieu. C'e^t k France qui prétend avoir des droits sur Madagascar. Au.ssi est-ce contre Toc •upation française que les Hova cherchent un appui. Dans ce but ils escomptent l'inlluence anglaise qui leur oOre, pensent-ils, un moyen de se défendre contre

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