FONDATION DE LA COMPAGNIE FRANÇAISE DES INDES ORIENTALES
I. Les Anglais jugés par Richelieu. — II. La France peut être une natjon maritime. — III. Fondation de la Compagnie des Indes Orientales. — IV. Envoi à Madagascar du Saint Louis.
I. — Richelieu rêvait aux moyens d'agrandir notre champ commercial, de fortifier notre marine et de fonder des colonies.
Il tenait en mince estime nos voisins d'outre- Manche, et les accusait de ne connaître « d'autre équité que la force ^ ».
L'Angleterre, dit-il, ne vit que par le commerce. Elle a des colonies sur tous les points du globe, mais la fidélité de ces colonies, toujours douteuse, exige l'entretien d'une puissante marine.
A toute occasion, cette marine inquiétera nos pêcheries, troublera notre commerce, attaquera nos îles et même notre littoral*.
1 Richelieu, rétament jpoh'tt^u^; Amsterdam, M. DCC. VIII, 2« partie, p. 138.
* Richelieu, op, cit., 2« part., p. 136.