‹ MadagascarChapitre 17 sur 73 · CHAPITRE IV KTIKNNB DE FLACOURT (sOITB · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV KTIKNNB DE FLACOURT (sOITB

r erre pour le compte de Dian Raval. — II. Mort de Le ' p" — m. Attaque de Fort-Dftuphln. — IV. Razzias. — ^^^^tPUâ'tion d'une barque. — VI. Incendie du village âadrîandTalIac. — VII. AndriandRamaka mis à rançon. ^* Vin Conspiration. — IX. Mort d'AndriandRamaka. — " Pilla***** Hatère. — XI. Flacourt va au Ghalemboule ^ '^iil^-Marie. — XII. Les Ghalemboulois . — XIII. **jf^ijj et Français dans nie Sainte-Marie. — XIV. An- !!jLuuie. — XV. Soumission de Tserongh. — XVI. «>tai»ttrt refuse à la veuve de Ramaka la tête de son flls. — \Vtl. Guerres dans TAnosy. — XVIII. Capitulation de ^1^ Je villages. — XIX. Flacourt pend deux nègres. — \\. Révolte de Dian Boulle. — XXI. Soumission de Dian p^jiolahé. — XXII. Situation périlleuse de la Colonie. — Wlll* Nouvelles soumissions. — XXIV. Talismans de Tserongh. — XXV. Discours de Flacourt. — XXVI. Flacourt et les chefs soumis. — XXVII Flacourt et les castes supérieures. — XXVIII. Flacourt fait une plantation de tu, une grande voile et un câble. ~ XXIX. Nouvelle lovt^o de boucliers. — XXX. AndrlandMasikora et Andriand Mamori. — XXXI. Flacourt est abandonné de la Compagnie. — XXXII. — Flacourt pense à retourner en France.

- XXXIII. Flacourt dresse un padron. — XXXIV. Flacourt part pour la France. — XXXV. Retour à Fort-Dauphin. — XXXVI. Angeleaume va au Moçambique.

- XXXVII. Les indigènes émigrent. - XXXVIII. Panolahé fait sa paix. — XXXIX. Masikora et sa famille à Fort-Dauphin. — XL. Demande de secours. — XLI. Flacourt menace. — XLII. Arrivée de navires de France. — XLIII. Retour de Pronis. — XLIV. Préparatifs de départ.

- XLV. Départ de Flacourt.

Bien que peu écouté et souvent malmené, le P. Nacquart modérait l'humeur belliqueuse de Flacourt. C'était un œil, une voix, une plume qui pouvaient faire savoir à Paris ce qui se passait, et Flacourt n'était pas sûr d*être approuvé.

Mort ce censeur, le Gouverneur se sent les mains libres et vraiment maître. Tout lui sera prétexte pour faire parler la poudre, pour assouvir sa faim de conquêtes et de domination.

I. — DianRaval lui demande des mousquetaires pour guerroyer sur FOnilahy.

Il ne voit pas le résultat plus ou moins lointain de cette expédition : le mépris et la haine qui frapperont les Français .

Il aura un gros salaire et part au butin. Que lui faut-il de plus? Que lui importe Pavenirl Que lui importe demain !

Demain, c'est un inconnu !

C'est un hôte mal venu Qu'on doit laisser à la porte.

LOUII BOUILHKT.

La proposition de Raval est, à ses yeux, la meilleure du monde, et, sans se faire prier, il envoie Le Roy avec vingt-deux Français,

Tout marche à souhait. Les ennemis sont battus, rançonnés, pillés. Le Roy revient avec deux mille

bœufs, beaucoup de marchandises et quantité de pierres précieuses *.

II . — Au retour de cette expédition, Le Roy reçoit, de Flacourt, quatre nègres, de la poudre, du plomb et Tordre de réunir le plus grand nombre possible de Manamboulois. Quinze jours après, il se met en route avec deux mille hommes.

Le 22 septembre 1650, sur le midi, il arrive à Maropia, commande halte, et s'installe avec les Français, pour déjeuner, dans Tombre d'un grand arbre.

Il ne devine pas, sous le masque impassible des naturels, la joie d'une prochaine et terrible vengeance. Sans défiance aucune, il laisse deux cents guerriers s'accroupir autour de son petit groupe. Il fait le plus aimable accueil à Dian Carindre qui vient, le sourire aux lèvres, lui demander un peu de tabac. Cette demande, d'apparence amicale, est un signal de mort. A peine faite, les guerriers bondissent, d'ensemble, sur les Français et les massacrent, moins quatre seulement qui, ayant le fusil en mains tirent dans le tas des sauvages, en tuent quelques-uns et mettent les autres en fuite.

Flacourt voit, dans cette afiaire, la main d'AndriandRamaka^.

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