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XIX. — Beausse reçoit très courtoisement les nou

1 Souchu de Rennkfort, op. cit.y pp. 158 et suiv. 9 So<;cHU o£ Rknnbfort, op. (it,, pp. 115-117.

veaux débarqués et leur renouvelle les promesses faites en son nom . Ceux-ci insistent pour qu'il ne fasse rien sans l'avis du Conseil. Tous conviennent que Rennefort est un gêneur, s'accordent pour se défaire de lui et l'écartent des séances du Conseil. Libres ainsi, « chacun s' appliquoit sérieusement à se faire du bien, » tous les deliberans partageoieut les profits et les » fonds de la Compagnie : mais n'ayans aucun égard » à son établissement, et achevant de consommer » entre eux les farines et le vin d'Espagne, ils neson- » gèrent point à pourvoir à la nécessité des ouvriers » et des soldats, dont beaucoup moururent ^ ».

XX. — La disette règne à Fort-Dauphin. Pour ménager les vivres, Champmargon va en excursion, avec soixante hommes, dans l'Anosy et TAmbolo.

Il trouve partout une solitude affreuse. Quelques esclaves, oubliés dans ces pays jadis si riches et bi peuplés, lui apprennent que les indigènes et leurs troupeaux sont cachés dans les montagnes.

Il leur fait porter des paroles de paix et plusieurs reviennent à Fort-Dauphin *.

XXI. — Peu après M. de Beausse sent sa fin prochaine et fait demander Souchu de Rennefort. Les deux hommes s'entendent, se pardonnent l'un l'autre et s'embrassent.

i SoucHU DE Rennefort, op. ci'r., pp 124-126. s SoucHU DE Rennefort, op. cit,, pp. 127-128.

Pierre de Beausse meart le 14 décembre 1665, après cinq mois de gouvemorat.

Rennefort dit qu'il € a toujours eu le fond d'un » tres-honnête homme », qu'il avait € un très-beau » naturel, beaucoup d'acquis, et tout ce qui fait un » agréable et un sçavant homme ».

Il a demandé la fortune aux creusets de Trismégiste et de Raymond Lulle ; il l'a demandée à la colonisation ; des deux côtés, il a été malheureux ^

XXII. — Montaubon lui succède. Il est impotent, ne peut faire grand'chose et rêve la conquête de Tîle. Il commence par TAnosy et réussit à perdre beaucoup de monde.

Le 20 février 1666, il fait partir La Viergede^on-Port avec un chargement d'échantillons. Souchu de Rennefort a plus qu'assez de l'Administration coloniale et profite de Toccasion pour retourner en France.

Montaubon meurt au mois de septembre, neuf mois après M. de Beausse^.

XXIII. — Après quatorze mois d'attente impatiente, désespérée, Champmargou redevient gouverneur et fait aux indigènes, avec La Case, une guerre acharnée^.

1 SoucHU DE Rennefort, op. cit.^ pp. 133-135. — Mém. de la Misiton, t. IX, pp. 532. s Mém, de la Misêian, i, IX, p. 533.

3 Mém, de la MUêiou, t. IX, p. 533.

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