‹ MadagascarChapitre 23 sur 45 · COMMANDEMENT DE L* AMIRAL GALIBER · texte numérisé non relu

COMMANDEMENT DE L* AMIRAL GALIBER

Tamatave que 400 hommes environ en état de marcher ; il fallut remettre à plus tard la prise de Farafate.

Reprise des négociations. — Pour imposer à nos adversaires la plénitude de nos prétentions, une action militaire plus considérable était nécessaire; on s'en rendait compte en France. D'autre part, la mauvaise situation de nos troupes immobilisées sur la côte malsaine de Madagascar exigeait une rapide solution.

Dans l'espoir d'en finir plus vite, le Gouvernement consentit à diminuer ses exigences; un télégramme du 10 janvier 1884 permit à nos plénipotentiaires de ne demander au gouvernement hova que l'engagement de « n'exercer aucune action dans la région qui fait l'objet des arrangements conclus par la France en 1841 et 1842 avec les Sakalaves d.

Les Hovas se montrèrent empressés à entrer en pourparlers, mais, malgré nos concessions, ils restèrent intraitables et opposèrent à toutes y s propositions la volonté de ne céder aucun pouce de leur territoire.

« Prenez ce que vous voudrez, si vous êtes les plus forts, nous n'avons rien à vous ofirir ni à vous céder », tel fut le résumé de leur discours.

De ces discussions, M. Bandais, notre consul, tirait la conclusion que la force seule viendrait à bout de leur résistance.

« L'inaction où nous sommes restés depuis dix mois, écrivait-il au président du Conseil en avril 1884, donne l'espoir au gouvernement hova que nous en resterons là et que nous deviendrons d'autant moins exigeants que la situation actuelle se prolongera.

(( Quant à la résistance à nos armes^ ils savent et ils avouent qu'il est impossible de lutter contre nous. Le gouvernement malgache compte bien qu'une action sérieuse de notre part ne s'exercera jamais, qu'une complication européenne viendra à certain moment y mettre obstacle.

« Le jour où nos troupes feraient un pas en avant sur la route de Tananarive, ses illusions s'évanouiraient et un traité serait facilement obtenu et je pense que, dans ce cas, les conditions, quelles qu'elles soient, pourraient être plutôt imposées que discutées. »

Le gouvernement français, entrant enfin dans cet ordre d'idées, se disposa, au printemps de 1884, à une action plus énergique. On décida d'envoyer à Madagascar des renforts suflSsants pour permettre à l'amiral Miot, désigné pour succéder à l'amiral Galiber, de prendre une attitude plus oflFensive.

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