‹ MadagascarChapitre 6 sur 8 · LES COMORES · texte numérisé non relu

LES COMORES

tuent la couche inférieure et la plus ancienne de la population, ont occupé Tarchipel à une époque qu'on ne saurait préciser. Les Arabes ont commencé à s'y établir à la suite de la grande émigration arabe qui partit, vers 982, du golfe

Femmes élégantes malgaches de Mayotte.

(Phot. communiquée par la Soc. de Géographie.)

Persique pour s'établir à Kilra. Les Malgaches y ont été principalement jetés par la traite des esclaves. Les Arabes sont plus nombreux. Les mœurs des Gomoriens, pris dans leur ensemble, diffèrent peu de celles des pays musulmans. Cependant, la langue vulgaire n'est point l'arabe, mais un mélange d'arabe et de souhèli, idiome de la côte d'Afrique, auquel on a adapté tant bien que mal les caractères de

l'alphabet arabe; c'est le langage ordinairement employé dans les centres de population un peu importants : c'est celui qu'on apprend dans les écoles.

Mayotte appartient à la France depuis 1843, date à laquelle fut ratifié le traité conclu entre le roi Adrien-

souli et le capitaine d'infanterie de marine Passot; une pension de 5 000 francs était accordée au roi.

L'île est longue de 40 kilomètres, large de 8 à 16 kilomètres ; une chaîne volcanique la traverse et des récifs de coraux l'entourent , laissant de larges passages aux navires. Les chenaux compris entre cette ceinture et la côte leur offrent un excellent mouillage. Mayotte est administrée par un gouverneur, de qui relèvent les résidents des autres Gomores; sa population est de 11 000 habitants, parmi lesquels les Arabes dominent. Dzaoudzi, bâtie sur un îlot, est le siège du gouvernement ; en face s'élève la ville de Mamoutzou.

La seule culture importante est la canne à sucre ; elle occupe 2 750 hectares, et les douze sucreries, qui appartiennent à des Français, produisent annuellement 3 mil-

Ambassade envoyée par le Sultan de Mohéli à M. Humblot, résident de France.

(Phot. communiquée par la Soc. de Géographie)

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