Antanandava, près de Mahela
12. Tsiatosika, sur leMananjary, à quelque distance de Masindrano.
Tous ces postes, sauf deux, Manjakandrianombana et Fanivelona, sont les résidences d'autant de sous-gouverneurs dépendant de celui de Tamatave.
La plupart de ces villes ou villages, surtout Andevoranto, Tanimandry, Mabanoro, Mananjary, et plus que tout autre, Tamatave, sont peu à peu envahis par l'élément étranger. Des colons ont essayé plusieurs entreprises de plantations diverses, surtout autour de Mahanoro. Beaucoup ont échoué, mais certaines présentent toutes les garanties de succès; et le nom de la France est mieux connu, plus familier, plus aimé chez les Betsimisaraka, que n'importe en quelle autre partie de l'île.
LES ANTAIMORO.
Les Antaimoro sont peut-être, de toutes les populations de l'île, la plus intéressante et celle
qui, par ses qualités naturelles, est appelée au plus brillant avenir.
Ils peu sont connus, mais M. Jully qui les a vus à l'œuvre pendant de longues années, a bien voulu mettre à mon service ses observations et c'est surtout grâce à lui, grâce aussi aux études très intéressantes et très savantes de M, Ferand sur les tribus musulmanes à Madagascar, que j'ai pu réunir les détails suivants :
Le nom d'Antaimoro est une dénomination générique sous laquelle on peut ranger les trois tribus des Antaimoro proprement dits, des Antainbahoaka (1) et des Antaifasy. Il y a plus : très vraisemblablement les Antanosy de Fort-Dauphin, les voisins immédiats des Antaifasy, appartiennent à la même race. Au contraire les Antaisaka qui habitent entre les Antaimoro et les Antaifasy, paraissent être d'une race différente ; ce sont vraisemblablement les ancêtres des Sakalaves de l'Ouest, dont leur pays serait le berceau.
Quoi qu'il en soit, le pays des Antaimoro, sans parler des Antanosy dont nous traiterons au chapitre suivant, s'étend le long de l'Océan Indien depuis le 20° de lat. Sud, jusqu'à Farafangana (22° 49) pour les Antaimoro proprement dits, et jusqu'au Sud du 24° en y comprenant les Antaifasy. Leur territoire a donc près de 500 kilomètres de longueur, sur une profondeur relativement faible,
(1) On range ordinairement les Antambahoaka parmi les Betsimisaraka. Il semble que c'est un tort, et qu'ils appartiennent à la même race que les Antaimoro.
et ressemble assez pour l'aspect, pour la configuration et pour les produits, à celui des Betsimisaraka. Comme eux, ils occupent le versant oriental de la première chaîne faitière et confinent aux forêts, qui les séparent, à l'ouest, des Antanala, et de vastes régions inexplorées.
Ils sont limités par les mêmes Betsimisaraka au Nord, et par les Antanosy au Sud.
Deux chemins de pénétration vers l'intérieur, traversent leur pays. Le plus important est celui du Nord qui part de Mananjary, longe quelque temps le fleuve de ce nom, jusqu'à Andakana, où il se partage en deux, l'un remontant droit au Nord vers l'imerina et Tananarive, l'autre se dirigeant à l'Ouest vers Fianarantsoa. Le second part de Mangatsiaotra et se dirige également vers Fianarantsoa avec une bifurcation sur Ihosy et le pays des Bara.
« Quant à l'Antaimoro, c'est une brute » , m'écrivait un correspondant de Mahanoro, qui en avait eu un grand nombre à son service. Il faut cependant leur reconnaître de sérieuses qualités qui tranchent complètement avec les vices communs aux autres Malgaches. Je les ramène à trois.
1° Ils sont travailleur s. Cela tout le monde le leur accorde. C'est auprès d'eux surtout que les colons delà côte Est, de Tamatave et d'ailleurs, vont recruter leurs ouvriers. Ils émigraient il y a peu de temps jusqu'à Diego-Suarez et le Boina, et ce n'est que depuis l'année dernière que, sur une défense du gouverneur hova, ils refusent de se
rendre dans notre petite colonie de Diego. Ils vont par groupes, conduits et gouvernés par un chef, à qui l'on doit s'adresser pour le recrutement et le salaire. L'engagement est de quelques mois, et une fois leur temps fini, ils ont hâte de retourner auprès de leurs femmes et de leurs enfants, emportant avec un soin jaloux les quelques piastres d'argent qu'ils ont pu gagner. A Diégo-Suarez , maintes fois on leur a offert de leur donner un billet à ordre sur Tamatave ou Mahanoro; ils n'ont jamais accepté, au risque de se faire voler et tuer par les brigands qui infectent la longue route depuis Diego jusqu'à leur pays, parce que, ce qu'ils veulent, c'est de l'argent sonnant. Une fois engagés, ils travaillent avec ardeur et fidélité , âpres au gain, courageux et solides. En un mot ce sont des ouvriers émigrants, les Auvergnats de la côte Est de Madagascar.
2° Ils sont également sobres. Sans doute ils acceptent volontiers un verre de rhum si on leur en donne, comme me le racontait un des négociants les plus sérieux de Tamatave, M. Bonnet, et M. Jully en a vu plusieurs ivres. Mais ce sont des exceptions, et il n'y a pas chez les Antaimoro, de ces orgies qui dégradent et ruinent les Betsimisaraka.
Du reste, \\ ne dépensent jamais leur propre argent à acheter du rhum, car ils y tiennent trop; donc, un peu par tempérament, beaucoup par avarice, les Antaimoro restent sobres malgré les nombreux exemples qui abondent autour d'eux.
3° Ce qui est également très remarquable, à la
sobriété s'ajoute la moralité. Sans doute l'Antaimoro vit avant son mariage avec la femme qu'il veut épouser. C'est un abus invétéré que rien ne peut excuser et qu'il sera difficile d'extirper. Mais, à cela près, sa conduite, en particulier celle de la femme, est irréprochable. Les jeunes filles sont respectées jusqu'à cette union; les femmes mariées restent fidèles à leurs maris, même quand ceux-ci les quittent pendant de longs mois, pour leur campagne de travail; enfin chaque homme n'a qu'une seule femme. Ces trois coutumes sont entièrement passées en usage chez eux, tellement que, si une femme par exemple s'oubliait en l'absence de son mari, celui-ci serait inévitablement averti par ses parents, et, de sa sagaie, tuerait la coupable.
Sur ce point donc, comme sur bien d'autres, les Antaimoro sont très supérieurs aux autres peuplades de Madagascar.
C'est ainsi un peuple d'avenir, car il a les trois qualités qui font les races fortes, vigoureuses et nombreuses. Il aime le travail, donc il s'enrichira; il est sobre, donc il sera fort et vigoureux ; la famille est conservée, et ses mœurs sont pures, donc il donnera naissance à de nouvelles générations saines, bien constituées et de plus en plus nombreuses.
Leurs défauts eux-mêmes pourraient leur servir. Insolents, orgueilleux, pleins de morgue et de mépris pour leurs voisins, ils répugnent en particulier à s'allier avec les Betsimisaraka.
« Quant à ce qu'il peut être chez lui , m'écrit le
correspondant que je citais plus haut, je l'ignore ; mais je suppose qu'il n'y a pas de pire bandit. La meilleure preuve, c'est que tout dernièrement des maisons de commerce ont dû fermer précipitamment des postes situés dans ce pays ». La preuve ne me paraît pas convaincante ; je préférerais m'en rapporter à cet autre témoignage du même témoin.
« Les Antaimoro se comportent en général assez bien, en traversant et en vivant dans les pays qui ne sont pas le leur. Le procès malgache se terminant toujours par une amende, il a peur que loin de sa famille, personne ne puisse payer pour lui, et que, de ce fait, on ne le fasse esclave. »
Contrairement à ce qui se fait dans tout le reste de File où le pouvoir est si tyrannique, les Antaimoro sont gouvernés par des chefs électifs. Les Hova leur ont laissé leurs chefs indigènes, mais ils les tiennent dans une dépendance très étroite et s'en servent fort habilement pour maintenir et étendre leur domination.
Le peuple antaimoro, cependant, n'accepte qu'avec peine la domination hova et serait tout près à secouer le joug. Mais leurs vainqueurs tiennent la côte par l'occupation de Vangaindrano, le chef- lieu de la province hova des Antaimoro et la résidence du Gouverneur général, de Vohipeno, Farafangana et Ankarana. Ils perçoivent les droits de douane, s'infiltrent peu à peu dans le pays par le commerce et l'immigration, assistent aux querelles intestines des tribus, probablement les encouragent, en tous cas en profitent pour acheter
les prisonniers, envoyés ensuite comme esclaves dansl'Imerina. Livrés à eux-mêmes, les Antaimoro ne recouvreront jamais leur indépendance.
Il y a plusieurs usages intéressants à noter chez les Antaimoro.
La viande. de porc est absolument interdite chez eux, comme elle Tétait du reste autrefois à peu près universellement chez toutes les tribus de Madagascar ; et il suffit parfois d'avoir de la graisse pour ne pouvoir traverser certains endroits. Le chien est également impur ou fady, et il est défendu de le toucher. Gela va si loin « qu'un Antaifasy, auquel vous aurez ordonné de laver un chien, laissera plutôt un mois de gage que d'exécuter votre ordre; il ne dira rien, mais le lendemain matin vous ne le verrez plus (1) . »
Ils pratiquent fidèlement la circoncision et cette cérémonie a lieu au mois de novembre. Ils reconnaissent aussi l'existence de Dieu, à qui ils donnent le nom de Zanahary, Créateur. Ce qui frappe le plus chez eux, ce sont les vestiges arabes et les traces de coutumes musulmanes. Je ne parle plus de la circoncision d'origine arabe, ni du privilège récemment perdu, qu'avaient les seuls chefs d'égorger les bêtes; mais toutes leurs légendes, souvent vagues, incertaines, contradictoires, se rencontrent dans cette préoccupation, inconsciente peut-être, mais unique et invariable, de faire remonter leur origine à une immigration
(1) Correspondant déjà cité.
arabe. « Lorsque les Zanak, Andriana Raminia et Ravahinia furent vaincus par le roturier Mahomado (le hova Mahomet!) dégoûtés d'habiter l'endroit qui avait été témoin de leur défaite, ils quittèrent La Mecque où ils résidaient, pour venir à Madagascar (1). »
De plus, leurs pratiques superstitieuses, de la vie domestique et sociale — et Dieu sait si elles sont nombreuses, — sont toutes pénélrées d'arabisme.
De même les formules arabes abondent dans leur langue et font partie du langage courant; par exemple : « si Dieu le veut », en parlant des événements futurs, ou bien l'expression fataliste si connue : « C'était écrit », ou même la formule de foi musulmane : « Il n'y a de Dieu qu'Allah et mahomet est son prophète. » L'écriture arabe est encore en usage et M. Ferand a retrouvé un manuscrit en cette langue, donnant le compte rendu d'une ambassade envoyée à Andrianampoinimerina, — ils étaient donc déjà en relation avec les Hova, — par laquelle ils s'engageaient à lui payer tribut et lui envoyaient des présents.
Enfin ils restent attachés à l'arabe comme on le fait à une langue maternelle. M. Férand s'étant mis un jour à parler arabe dans une case Antaimoro,v fut immédiatement admis comme un ami, presque comme un des leurs.
Tous ces faits, et bien d'autres que l'on pour-
(1J M. Ferand, p. 4.
3i6 MADAGASCAR.
rait citer, montrent le bien fondé de la conclusion qui se dégage invinciblement de l'étude de M. Ferand, c'est-à-dire le fait d'une origine arabe.
C'est tout ce que je veux en déduire pour le moment.
' Le prosélytisme protestant n'a rien fondé encore chez les Antaimoro. Ils ne vont pas au temple, pas plus à Tamatave que dans leur propre pays. L'absence de ces trois vices qui sont ailleurs le plus grand obstacle à l'extension du catholicisme : la paresse, l'ivrognerie et l'immoralité, sembleraient indiquer le pays des Antaimoro comme le centre tout désigné d'une florissante mission, et par ses dispositions natives ces hommes semblent devoir être de très sérieux catholiques. Cependant, pour des raisons à moi inconnues, par suite du manque d'ouvriers, ou, peut-être, à cause d'obstacles provenant de leur origine ou d'ailleurs; rien n'a été tenté de ce côté. C'est d'autant plus regrettable que le fanatisme arabe a entièrement disparu de chez eux, amorti et éteint par le temps. De plus ils n'auraient, m'at-on affirmé, aucune difficulté à aller à l'Eglise catholique; ils iraient au contraire volontiers, s'il y en avait dans leur pays et parfois ils y vont quand ils sont à Tamatave.
ANKARANA.
Toute la partie septentrionale de Madagascar, au Nord du Boina, depuis le pays des Antsihanaka et celui des Betsimisaraka, c'est-à-dire en partant de l'Ouest, depuis la rivière Sambirano (13° 42') dans la baie de Passandava, jusque vers le cap Est (15° 15), s'appelle Y Ankarana (où il y a des coraux).
C'est une région accidentée, offrant une succession de coteaux, plus ou moins abrupts et rocheux, aux flancs dénudés ou recouverts de quelques mauvaises graminées, mais entre lesquels se trouvent des vallées assez larges, qui seraient naturellement fertiles si elles étaient cultivées, quelques maigres pâturages, des lambeaux de forêts et pour ainsi dire aucune culture.
La grande chaîne faîtière vient mourir dans l'Océan au N.-E. vers le 13° de latitude méridionale, entre Vohemar et Port-Louquez. Mais aune cinquantaine de kilomètres plus au Nord, s'épanouit le massif isolé des monts d'Ambre, dont le pic le plus élevé, appelé aussi la montagne d'Ambre, s'élève à 1360 mètres de hauteur.
L' Ankarana est bien arrosé, mieux encore peutêtre que le reste de l'Ile.
Ses côtes sont admirablement découpées et
parsemées tout autour d'un très grand nombre d'Iles, surtout à partir du 13° latitude S. au N.-E. et encore plus au Nord-Ouest où elles se comptent par centaines. On distingue surtout Nosy-Mitsio du groupe des îles Mino; Nosy-Be, Nosy-Faly et Nosy-Komba, qui furent cédées à la France en
Le climat de l'Ankarana est relativement sain, surtout au Nord de Vohemar, et les Européens établis à Nosy-Be, à Diego- Suarez et aux environs, ont pu assez facilement s'y acclimater.
Les productions naturelles y seraient assez peu nombreuses; c'est surtout le pays des grands troupeaux de bœufs, et il s'en exporte chaque année une très grande quantité, par Vohemar, sur Maurice et la Réunion . Un grand nombre aussi prenaient la route des établissements de la graineterie française près de Diégo-Suarez, avant que ces établissements ne fussent fermés.
Comme nous l'avons dit ailleurs, on ne peut compter sur les mines de charbon de la baie de Passandava, parce qu'elles sont inexploitables. Mais, à défaut de charbon, il y a dans le pays d'autres mines qui ne demandent qu'à être connues et exploitées ; il y a surtout de larges terrains fertiles et susceptibles de toute sorte de produits, aussitôt qu'on voudra les cultiver.
Inutile d'insister sur la situation exceptionnelle de l'Ankarana, au Nord de Madagascar entre le canal de Mozambique et l'Océan Indien, tout près de la côte d'Afrique et sur la route des Indes. Il
était donc de la première importance de s'en assurer la propriété exclusive et c'est ce qui explique la prise de possession successive des petites îles du N.-O. en 1840, et puis enfin, en 1885, de Diégo- Suarez.
Mais cette contrée, qui a certainement de l'avenir, est déserte; y a-t-il même un habitant par kilomètre carré?
Elle est évidemment inculte aussi et les habitants produisent même très peu de riz, se contentant, pour leurs besoins, des poissons dont leurs rivières abondent, et des produits que leur assurent leurs nombreux troupeaux de bœufs.
Ces habitants, sont connus sous le nom d'Antankarana , que l'on écrit d'ordinaire Antankara.
On peut les considérer comme une variété des Sakalaves. Aussi braves qu'eux, ils sont un peu plus laborieux et offrent plus de ressources. Ils ont surtout plus de sympathie pour la France et plus de tendances à se soumettre à notre domination ou à s'allier avec nous. C'est leur dernier roi Tsimiharo, mort en 1882, après plus de quarante ans de règne, qui, de concert avec Tsiomeko, reine des Sakalaves, nous céda Nosy-Be en 1840, et mit le reste de ses États sous notre protection. Il confia aussi son fils à la Mission Catholique, imité en cela par beaucoup de ses sujets. Évidemment, c'était surtout pour échapper au joug des Hova qui depuis 1820 s'emparaient peu à peu de son royaume, mais même ce sentiment l'honore et il
ne doit pas nous faire oublier le bienfait reçu, pas plus du reste que la négligence que nous avons mise à en profiter.
Les Antankara sont surtout habiles dans la construction et le maniement des pirogues de toutes sortes, dont l'usage est pour eux une véritable nécessité, à cause des nombreuses iles qu'ils habitent, et des relations qu'ils ont avec leurs voisins.
La mer, généralement tranquille, qui baigne leurs côtes, leur permet d'en avoir d'un genre particulier qui sont également connues des Sakalaves du Boina. C'est le lakafiara, pirogue palanquin, formée de plusieurs pièces, à forme très effilée , et dont la vitesse et l'élégance l'emportent de beaucoup sur les autres. Rien n'égale l'intrépidité des Antankara dans leurs frêles embarcations, qu'ils dirigent avec une adresse remarquable, comme un bon cavalier fait son cheval. Rien aussi de plus solennel, en ce genre, qu'une flotille de ces pirogues, lorsqu'ils accompagnent leur chef dans ses excursions. La nacelle du roi, la plus grande et la plus belle de toutes, s'avance majestueusement la première, et règle la marche, toutes les autres suivant en ordre (1).
Au physique les Antankara ont les cheveux laineux, les lèvres épaisses et le nez épaté. Ils n'ont aucune industrie. Leurs usages sont à peu près ceux des Sakalaves, leurs croyances et leurs pratiques superstitieuses aussi.
(1) Vingt ans à Madagascar, p. 47.
Ils ont aujourd'hui perdu toute indépendance, sauf au N.-O. où le roi Tsialana, réfugié sur les îles françaises de Nosy-Faly ou Nosy-Mitsio , affecte à l'égard des Hova une certaine indépendance, descendant de temps en temps sur le continent pour percevoir les droits de douane et les impôts. Les Hova le laissent faire, parce qu'il n'est nullement à craindre. Quant à eux, ils sont solidement établis à Ambohimarina et à Vohemar. Ils possèdent aussi d'autres postes, à Iharana, Anonibe ou Ambohitsara, Mandritsara, Maritandrano , Befantlrianaet Soavinandriana, tous sur la côte orientale.
Diégo-Suarez occupe le Nord du pays des Antankara.