LANGUE MALGACHE
On s'en plaignit. Il répondit par cette comparaison :
« Mes apologues sont comme la pluie, qui tombe indistinctement sur tous ceux qui sont dehors. »
C'est Radama Ier qui, au commencement de ce siècle, a introduit l'écriture. Il prit l'alphabet français d'où il retrancha quatre lettres, et il voulut — c'était vraiment l'occasion — appliquer le fameux principe, « d'écrire comme l'on prononce ». Mais, remarque curieuse, ce principe admet déjà bien des exceptions. Ainsi dans mpanpianatra, maître d'école, Y m initiale est complètement muette ; dans Rojoelina, on entend d'habitude Rajoel; passipoara se prononce passpôr.
Autre chose : les malgaches n'ont pas le son o, puisque o se prononce on. Mais ce son est tellement dans la nature de nos organes qu'il reparait sous une autre forme, et est représenté par ao : Ex. Misaotra, pr. misôtre, merci.
Avant Radama , dans le sud de File, là où l'immigration arabe s' était davantage fait sentir, on employait l'écriture arabe ; mais il ne semble pas y en avoir eu trace chez les Hova.
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un instrument primitif que cette langue malgache, bien au contraire, et je me crois en droit d'en tirer dès maintenant cette conclusion très importante, qu'elle suppose à son origine ou à une autre époque de son développement, une civilisation avancée, plus avancée en tout cas que la civilisation actuelle des
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Malgaches. Ellesuppose aussi aux diverses tribus ou peuplades de Madagascar, une origine, ou tout au moins, un berceau commun. C'est cette origine, ou ce berceau commun, qu'il nous faut maintenant étudier et tâcher de découvrir.