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déra en faveur de sa Compagnie la propriété exclusive de ses cartes, de son journal de bord et des notes qu'il a prises sur les pays où il s’est arrêté. Mais, ayant entendu dire que l'intention de Bényowsky est de tout donner à la France, de suite ces agents changent du tout au tout leurs dispositions à son égard ; leur exaspération ne connaît plus de bornes ; ils se coalisent et vont jusqu’à soudoyer des gens pour lui voler ses papiers, et au besoin pour l’assassiner.
A ces dangers, que nous nous contentons d’énumérer, s’ajoutaient encore les guerres.
Tel voyage pour acte de commerce qui s’effectue de nos jours en deux ou trois mois, exigeait souvent alors plusieurs années. Or, si l’on n'oublie pas que les cabinets du xvu* et du xvine siècle n'avaient pas coutume de parlementer de longs mois quand ils voulaient faire la guerre, et qu'il n'existait aucun câble télégraphique pour en porter la nouvelle dans les cinq parties du monde, il n'était pas rare qu'un navire parti un an ou deux auparavant se trouvàt subitement attaqué, durant son voyage ou à son retour, par des vaisseaux dont il était d'autant moins en droit de se défier, qu'il ignorait que son pays fût en ce moment en guerre avec le leur.
On juge par tout cela de combien d’aléas dépendaient les opérations d’un chef de traite qui tentait le commerce d'outre-mer, notamment celui de
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