‹ Madagascar sous Louis XIVChapitre 31 sur 49 · ON & L · texte numérisé non relu

ON & L

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sans la moindre connaissance des colonies, uniquement préoccupés d’avoir un emploi supérieur dans l'organisation définitive qui devait être donnée à l’île, après l'élection des directeurs, s’interdisant de parti pris toute initiative, ne voulant absolument rien prendre sur eux, Quels profits de toute nature, par exemple, d’autres chefs qu'eux n’auraient-ils pas retirés du zèle désintéressé de Lacase 1?

Ils se contentèrent de rester dans la lettre des instructions qu'on leur avait remises au départ. Mais ces instructions étaient si réfléchies et si explicites, et ils s’y tinrent si fidèlement, qu’en dépit de tout, il serait impossible sans injustice de les accuser de n'avoir rien fait.

On sait d'abord, par la perte de la Vierge-de-Bon- Port, qu’ils expédièrent en France toute une cargaison d'échantillons; ce qui prouve qu'ils firent les enquêtes et les explorations dont on les avait chargés. D'autre part, leurs procédés courtois et leur conduite habile et pleine de bienveillance à l'égard des naturels, eut pour effet d’assoupir leur colère, et de préparer les voies à la pacification que, quelques années plus tard, Montdevergue n’eut qu'à mener à bonne fin.

Le seul grief mérité qu'à la rigueur on leur pourrait faire, serait de n'avoir pas tourné du côté de l’agriculture les hommes qu'ils avaient sous leurs ordres. Mais il faut avouer qu'ils auraient le droit

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