‹ Madagascar sous Louis XIVChapitre 7 sur 49 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

avaient cours au xvi° et au xvn° siècle. Et 1l est même probable que si quelqu'un les eût produites alors, ni l’une ni l’autre n'auraient été admises, ni même comprises des gouvernements de ce temps.

Quel est celui d’entre eux, nous le demandons en effet, qui aurait consenti à rester les bras croisés devant l’état industriel ou commercial de son pays, et à ne pas tout tenter au monde, sans se soucier des doctrines, pour le rendre le plus prospère possible ? On peut certifier qu'il ne s’en serait (trouvé aucun assez entiché de nos préceptes modernes de cosmopolitisme économique, pour vouloir livrer son commerce ou son industrie aux hasards de la concurrence extérieure,

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On aurait cependant le plus grand tort de supposer, qu'en s’arrogeant le droit d'intervenir dans le domaine économique, ces gouvernements fussent préoccupés, comme le seraient ceux d'aujourd'hui, du bonheur matériel ou de laisance de leurs sujets. En aucune manière. Peut-être quelques-uns se seraient-ils laissé conduire par quelque considération de ce genre, mais ce n'aurait été qu'en second lieu. Car la plupart obéissaient avant tout à des mobiles d'une tout autre sorte,

A cette époque, en effet, aux yeux de tous les hommes vraiment politiques, un royaume n'était pas autre chose que ce qu'est de nos jours une ferme

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