‹ Madame AgnèsChapitre 111 sur 189 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

MARIE, DEMORNANG.

Ils arrivent en dansant.

MARIE

Pourquoi venir ici ? Il n'y a personne.

MORNANG.

Justement.

MARIE

C'est moins gai.

MORNANG.

Pour moi^ qu'il y ait du monde ou non, je ne vois que vous.

MARIE

Toujours des fadeurs.-

MORNANG.

Ah! vous savez bien que je suis sincère!

Ils continuent à danser. Mornang tient Marie serrée contre lui et la regarde amoureusement. Ils sont à droite.

GLOTILDE, paraissant à gauche suivie de Prosper — bas à son mari.

Tiens I Ici, nous serons peut-être un peu tranquilles. Depuis un quart d'heure que nous étions séparés, je commençais à trouver le temps long après mon mari, moi I...

PROSPER

Et moi, après ma femme !... (ri avance, prenant sa femme par la main, mais recule vivement.) Filons !...

GLOTILDE, tout en battant en retraite, elle a avancé la tête pour regarder le couple.

Encore ensemble !! (a son mari.) Mais ils ne se sont pas encore quittés de toute la soirée... Qu'estce qui se passe ? Il faudra que je sache...

Ils s'éloignent tous deux.

MARIE, s'arrêtant de danser et quittant le bras de Mornang.

Je me sens un peu lasse. Reposons-nous un instant.

Elle va s'asseoir sur le canapé.

MORNANG.

C'est cela, causons... cette valse...

Il s'assied à côté d'elle.

MARIE

Allez plutôt faire danser mon amie Glotilde... Vous ne l'avez pas invitée encore.

MORNANG.

Elle n'a pas besoin de moi. Son mari l'accapare. Tout à l'heure... dans le fond du salon... Il l'a embrassée...

MARIE

Ah I

MORNANG.

Je vous assure. Elle se passera de moi très volontiers. Et je n'ai invité votre sœur que pour la prochaine danse. En ce moment elle tourne avec

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