SCÈNE III
MARIE, puis GLOTILDE et DURAND.
MARIE, seule.
L'amour, (un temps.) L'amour... connais pas! (Un temps.) Au moins, les vieilles filles ont un avantage 1 Jamais un homme n'oserait leur parler d'amour, comme celui-ci vient de le faire avec moi... Et elles n'ont pas tout ce vertige dans la têtel (Elle va s'asseoir derrière le paravent.) Et ces gens qui dansent là-bas et qui s'amusent! Toutes ces coquetteries que je vois! Et toutes ces petites intrigues que je devine! Oh! que j'aurais besoin d'être seule! Glotilde et Durand arrivent en dansant.
DURAND, s'arrêtant.
Ouf I je n'en puis plus!
GLOTILDE, après un regard autour de la pièce. Enfin ! seuls!
MARIE, à part, toujours assise derrière le paravent. Elle m'agace, celle-là, avec son mari qu'elle dévore tout le temps des yeux!...
GLOTILDE, à Durand.
Savez-vous bien, monsieur mon mari, que vous dansez admirablement pour un notaire de province?
DURAND
Savez-vous bien, madame ma femme, que je n'ai pas grand mérite à cela. Vous êtes légère comme