ACTE DEUXIEME o
Après; il était plus de deux heures du matin, alors, ça a été la course aux cochers... Vingt francs... cinquante francs... cent francs pour une voiture.
PROSPER
Mon royaume pour un cheval !
HENRI
Quand je suis arrivé ici, trop tard naturellement pour surprendre Agnès, tout était rentré dans Tordre. Le lâche s'était enfui. Alors je me snis enfermé dans ma chambre pour relire toutes les lettres que j'avais et les comparer, j'ai commencé par celles de mes .amis, naturellement.
PROSPER
Et tu n'as rien vu?
HENRI
Non... mais j'ai mal lu pi^.ul-être, et puis la colère m'aveuglait, mais je finirai bien par trouver et quand je le tiendrai là, pantelant ! .. . Mais si j'interroge Agnès, rouée comme elle est., elle trouvera cent raisons pour se disculper. Les mensonges, ça la connaît, tu conçois... Pour cacher son jeu comme elle l'a fait jusqu'à présent... il faut qu'elle soit d'une force étonnante.
PROSPER
C'est juste.
HENRI
Mais je ne veux pas qu'elle se doute que je suis au courant... Je mène mon enquête en cachette... J'arrive à connaître le signataire de la lettre... et alors... sous un prétexte quelconque... un bon duel. Je suis de première force à l'épée. Je le tue et me voilà vengé.
PROSPER
Et ta femme ?
tlEXRI.
Ma femme? Je lui fais comprendre que nous ne pouvons plus vivre ensemble... et je la renvoie à Tours chez sa mère.
PROSPER
Alors, pas de divorce?
HENRI
Non, c'est du scandale, j"ai cela en horreur. BAPTISTE, entrant et tendant une carte à Henri.
Celte personne dit qu'elle a rendez-vous avec monsieur le comte.
HENRI
Oui, faites venir, (a prosper.) Et maintenant toi... fais comme si de rien n'était, va retrouver ces dames et sois aimable, sois très aimable.
PROSPER
Et toi sois calme, sois très calme !
Il sort.