ACTE PREMIER II
la rencontre de votre mari, vous voici libre de votr e temps. Vos gens de Saint-Germain vous croient à Paris... Vos gens de Paris vous croient à Saint-Germain, vous partez tout à l'heure... et, en descendant de la gare. ..vous vous faites conduire rue Gounod. Vous sonnez au 22.
SARAH
Vingt-deux ?
HENRI
Je n'ai pas pu éviter ca numéro-là. Une vieille dame qui m'a élevé vient vous ouvrir immédiatement et vous entrez alors dans l'appartement tout préparé qui vous attend... éclairé discrètement comme pour une fête de l'amour et dont les tapis sont jonchés des fleurs que vous aimez.
Ah ! quel enjôleur èles-vous donc, mon ami ! aoh !
Moi, je pars une heure après, pour ne pas éveiller les soupçons et je cours vous retrouver... Sarah,je vous jure d'être convenable...
SARAH
Je voudrais résister... mais je sens bien que je n'y arriverai pas... Moi aussi... je suis emballcc...
HENRI
Sarah ! chère Sarah! ma Sarab!
C'est mal... c'est très mal... ce que vous me demandez là... Ça me coûte.
Agnès entre.
SARAH
C'est la première fois, vous savez... qu'un homme
ose me parler comme vous le faites... et que je l'écoute.
HENRI
Oh ! tant mieux; ça me fait plaisir pour votre mari.
Henri aperçoit Agnès. — un temps. -—Ha comme
un moment d'hésitation dans la crainte où il est
qu'elle n'ait tout entendu, mais voyant qu'elle ne
bronche pas, il se rassure... un peu gêné pourtant.
HENRI, embarrassé.
Ah ! VOUS étiez là... mon amie...
AGNÈS, avec le plus grand calme.
Non... Je viens d'entrer...
HENRI, à part.
Elle entre seulement... alors tout est bien... (iiaui.) Et votre mère? et Charlotte?
AGNÈS
Elles vont venir... Je les ai laissées dans leur chambre. J'avais peur que madame Jackson, que je savais pressée par l'heure de son train, ne partît sans que j'eusse pu lui dire au revoir.
SARAH
Comme vous êtes aimable ! Mais c'est vrai... neuf heures et demie.. . Je n'ai que le temps.
AGNÈS, sonnant, à Gertrude.
Le manteau et le chapeau de madame Jackson.
PROSPER, entrant.
C'est superbe... merveilleux !
Quoi ?