HENRI, MARIE, FIRMIN, GLOTILDE
Firrain entre et apporte une carte à Marie.
MARTE lit la carte.
Glotilde! (a Firmin.) Faites entrer tout de suite. (a Henri.) Au moins, en voici une à qui le mariage réussit, puisqu'elle vient d'en re^^rendre.
Glotilde entre, introduite par Firmin.
GLOTILDE.
Ah ! je suis heureuse de t'embrasser !
MARIE
Et moi donc !
Elles s'embrassent.
GLOTILDE, à Henri, lui tendant la main. Vous... je ne vous embrasse pas... mais le cœur y est tout de même. (Elle se laisse tomber sur le canapé.) Ah ! ça fait plaisir de se retrouver avec ses amis l
MARIE, allant à elle.
Montre-toi un peu... que je voie comme tu es changée depuis ces deux mois, (ciotiide se lève; elle la fait tourner.) Tu es resplendissante.
HENRI, à Glotilde.
Et c'est toujours la lune de miel avec M. Durand?
GLOTILDE.
Cette question ? Est-ce que ce n'est pas toujours
la lune de miel dans tous les nouveaux ménages? (AMarie, l'embrassant de nouveau.) Ah! ça va être bon de pouvoir rebavarder entre soi.
HENRI
Bon. Je suis de trop.
GLOTILDE.
Oui... pour le moment... mais votre femme pourra vous raconter...
HENRI
Pourtant, si c'est confidentiel...
GLOTILDE.
Oh! ces confidences-là... entre mari et femme, elles ne tiennent guère... le soir... sur l'oreiller.
HENRI
Je vous laisse, (a Marie ) Je vais chez Chevet. Le souper pour cent cinquante personnes, n'est-ce pas?
MARIE
Oui, cent cinquante.
GLOTILDE, à Marie.
Tu donnes un bal?
MARIE
Oui, et ton invitation est toute préparée; seulement comme je n'avais pas l'adresse...
HENRI, à Marie.
Si mon ami Vautier arrivait avant mon retour, vous seriez assez bonne pour le recevoir?
GLOTILDE.
Georges Vautier? l'ami de mon... de ce pauvre Hippolyte?