‹ Madame AgnèsChapitre 90 sur 189 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

MARIE, GLOTILDE.

GLOTILDE, regardant Henri s'éloigner.

Est-il aimable, ton mari! Et des manières char-

mantes. Avec cela, joli homme!... Il est presque mieux que Prosper, sais-tu bien? Prosper est plus./ Mais lui est plus...

MARIE

Parlons de toi. Explique-moi enfin comment ce grand événement est survenu.

GLOTILDE.

Gomme je te Tai dit dans ma dernière lettre...

MARIE

Ou ta première : c'est la même.

GLOTILDE.

Partie pour Tours, il y a deux mois, afin de passer quelques jours avec une vieille tante âgée qui sollicitait ma visite, je me suis trouvée le premier soir à dîner avec un notaire de belle prestance... et avant la fin du repas, j'avais deviné que ce parfait notaire, placé là par machination, n'était bel et bien qu'un prétendu.

MARIE

Oui... Et là-dessus, je t'écris une longue lettre pour tedemander des détails... maispas de réponse... si ce n'est au bout de trois semaines, l'imprimé d'usage me faisant part du mariage de madame Hippolyte Delbeau avec M. Prosper Durand, notaire.

Figure-toi que je n'ai pas eu le temps de m'y reconnaître. Ils m'ont arraché mon oui. J'avais songé moi, à retarder la cérémonie pour avoir mes amis de Paris... mais pas moyen... D'un pressé, mon no-

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