‹ Madame Andre comedie en un acte (volume 2)Chapitre 26 sur 44 · E»MA · texte numérisé non relu

E»MA

A sa tournare, vous n’avez pas deviné un rival ?...

AUéDÉB.

Un rival, lui !

BHUA.

Il vient de me faire sa demande... que dis-je?... sa sommation peu respectueuse... nu nom de mon mari. ,

AMÉDÉE

Ah ! mon Dieu I

EMUA.

Rassurez- vous... j’espère que Louise vbus donnera lu préférence.

AHÉBés.

Ah I Madame, comment vous remercier de l’inlérêlque vous daigniez prendre... '

EMMA, reprenant le ton sérieux-

N’ôtes-vous pas le frère de cette chère Eugénie, ma meilleure amie du pensionnai? Votre bonheur, s’il faut vous le dire, fait partie du pian que je me suis proposé.

AMéoÉB.

Un plan ?...

EMMA

André est de ces hommes qui, pour leur bônheur même, demandent à être un peu dirigés... Eh bien ! me suis-je dît, s’il lui faut un guide, que ce soit du moins sa propre femme... elle n’aura en vue que son bien être, ses inlérêis, et en effet, giàce à nos efforts, les voilà, je crois, hors d’alleinle.

AMÉDÉB. .

Ainsi j’ai bien deviné. Madame, ce domaine que vous voulez acquérir...

EMMA, avec un peu d’émotion.

C’est celui où il est né... où il a vU thôurir son père... c’est cette même terre enrichie autrefois par ses 'travaux ; car la vraie supériorité d’André est làj loin de la ville, et ce bien, ce bonheur, ce rêve... je vais le lui rendre, quand il croit l’avoir perdu pour toujours. Qu’elle surprise pour lui ! quel jour de i'ête ! de votre côté, vous qui ôtes sans fortune vous ferez pour Louise ce que j’ai'fait pour André ; l celte maison qu’il lui serait pénible de céder à un étranger, vous la garderez comme son associé, et quelque jour, nous penserons aussi à marier votre sœur. Voilà mon plan, qu’en dites-vous?

'AMéoéB.

Ah ! Madame, puisse-t-il se réaliser I

EMMA

Nous sommés en bon chemin ; j’ai vu les frères Gallois, les fonds qu’ils nous’d»îv«nt sont tout prêts ; Courez les prendre, joignez-y la réserve que nous avons en caisse, et allez lerminer«hez le notaire.

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