‹ Madame Caverlet, pièce en quatre actes, en proseChapitre 34 sur 70 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HENRI

Je m'en doute; et même & ce propos, si j'osais...

MERSON

Tu me recommanderais la plus grande respectabilité devant elle I sois tranquille : je serai très-correct. Au surplus, ce ne sera pas long, car ce n'est pas ta sœur que je viens chercher.

HENRI

Et qui donc?

Toi, parbleu !

HENRI

Vous voulez m'emmener?

MERSON

Avec le consentement de ta mère, bien entendu, — et le tien. Je ne compte violenter personne. D'ailleurs, ne t'effraye pas : ce ne sont pas des vœux que tu vas prononcer : nous nous prenons à l'essai. Si tu trouves ton camarade trop vieux... ou trop jeune, il te rendra la liberté sans même attendre que ta majorité t'affranchisse. Le pacte te convient-il? (ni l'airétent tout deux.)

HENRI

Je vous demande la permission- d'en référer à ma mère.

MERSON

Cela va sans dire. Mais je suis sûr qu'elle ne mettra pas

Û8 MADAME CAVERLET.

d'obstacles... et tu verras quelle vie charmante nous mènerons à Paris.

HENRI

Vous habitez actuellement Paris?

MERSOlf.

Actuellement comme toujours. J'y suis né, et j'espère bien y mourir.

HENRI

Vous êtes né à Paris?

MERSON

Gomme toi, comme ton grand-père, comme ton bisaïeul... les Merson, je m'en vante, sont race de Parisiens pur sang.

HENRI, très-ému.

Merson? Nous sommes Français?

MERSON

Tu te croyais Turc?

HENRI, Atterré.

Français 1

MERSON, à part.

Voici la crise.

HENRI, allant & lui et lai prenant les main».

Mais nonl c'est une plaisanterie... vous êtes Anglais! vous êtes divorcé d'avec ma mère...

MERSON

Séparé de corps et de biens par jugement du tribunal de la Seine.

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